5e édition Festival Adjrown : quand les M’Mah font montre de leur maîtrise des danses traditionnelles
Le Festival Adjrown, en cours au Foyer des Jeunes de Bonoua, était à son quatrième jour, le jeudi 12 février 2026. Cette journée a donné l’occasion aux M’Mah, des groupes de femmes issues de différentes familles, de séduire l’assistance par leur maîtrise des chants et danses du terroir abouré. La cérémonie s’est déroulée en présence de diverses personnalités dont le parrain, Flavien Kadjo.

Une soirée colorée
Ce jeudi 12 février, sous le coup de 20h, les festivaliers prennent d’assaut le Foyer des jeunes de Bonoua. Pour un rendez-vous dédié à la culture, le déplacement en valait la peine. Trois groupes de femmes, Adjêkê M’Mah, Evévlê M’Mah de Bonoua et Evévlê M’Mah d’Adiaho, étaient en attraction.
Traditionnellement et superbement habillés, ces groupes, constitués de femmes d’âges variés, passent à tour de rôle. Elles investissent la scène par leurs occupations scéniques. Chaque groupe fait étalage d’humour par moments, créant ainsi l’hilarité générale. Un bidon vide, servant de tam-tam de circonstance, distille des notes mélodieuses pour accompagner les chants en langue locale. Ces chansons, inspirées de l’histoire du peuple abouré, sont accompagnées de battements des mains.
Elles font montre de leur maîtrise des danses traditionnelles par des pas exécutés avec adresse, sérieux, application, complicité et bienveillance, dans une harmonie totale. Ces braves femmes parviennent ainsi à tenir le public en haleine. Cette assistance composite, constituée d’hommes, de femmes, jeunes et enfants, en phase avec les différentes prestations, ne se montre pas avare en émotions bienveillantes. A chaque action d’éclat, elle pousse des cris de joie, avec des acclamations, dans l’enthousiasme total.
Les mots du parrain
Le Directeur général d’Odoukou Group immobilier, Flavien Kadjo, est le parrain de l’événement. Visiblement heureux d’avoir été choisi comme mécène deux années consécutives, il s’est dit fier des prestations des différents groupes.
A Bonoua, « chaque famille détient son histoire. Celles qui ont compéti, ce sont les enfants des familles. Donc, ils connaissent un peu l’histoire des parents. Moi, je suis tellement fier, parce que les femmes qui ont compéti n’ont pas oublié le passé », s’est réjoui le fils de Bonoua.

Il a conclu en exhortant toute la population, singulièrement la jeunesse, à prendre part, chaque année, au festival Adjrown. Cela, « pour connaître les réalités de la vie et s’approprier l’histoire des parents ».
Un aperçu des messages véhiculés
Au-delà des chants et de la danse, chaque groupe avait un message à faire passer. L’objectif pour tous est d’aider au bien-être des populations. Au terme de leur prestation, Rosalie Koua d’Adjêkê M’Mah a livré en substance l’essentiel du contenu. « Comme message, nous demandons à tout un chacun de ne pas prendre les médicaments du dehors, si tu es malade.Il faut toujours aller à la consultation et payer les médicaments à la pharmacie, pour guérir et être en bonne santé », a-t-elle encouragé.
Elle s’exprimait en présence notamment du Commissaire général, Alphonse Nobou, des émissaires du ministère de la Culture et de la francophonie, Eric Béda et Janvier Konan.
Pour l’édition 2026 du festival Adjrown, il n’y a pas eu véritablement de compétition entre les groupes M’Mah. Mais ils ont été appelés à prester, pour donner encore du charme à l’activité. Tous les trois groupes seront donc récompensés ce vendredi 13 février, journée dédiée à cette fin.
AR
