Bina : ouverture officielle de la 8ème édition sous le concept du « Mouvement »

La huitième édition de la Biennale internationale des arts d’Abidjan (Bina) a officiellement ouvert ses portes, le mardi 3 décembre 2024. Cette édition, axée sur le concept du « Mouvement », se veut une invite à la découverte, à la rencontre de diverses identités culturelles. La cérémonie a eu lieu à l’Institut français, à Abidjan Plateau, en présence de maintes personnalités.
Le menu des activités de l’édition 2024 se présente aguichant. Chacun des 40 artistes invités est appelé à présenter une œuvre ce mardi, à l’Institut français. Le mercredi 4 décembre est réservé à l’exposition en solo des créations du promoteur Augustin Kassi. Un rendez-vous qui aura pour cadre la Galerie des arts contemporains, à 18h. Le 10 décembre, se tiendra un dernier salon, dénommé « La rencontre », à la galerie Oukamy design à la Riviera 2, sous le coup de 18h.
A la suite de ces différentes expositions, aura lieu une visite découverte, baptisée « La route du cacao ». Cela, conformément à l’esprit de cette édition axé sur le concept du « Mouvement ». Du 12 au 16 décembre, tous les artistes seront en déplacement dans le Moronou. Ce tourisme se vivra précisément à Anoumaba, M’batto, Bongouanou et Arrah. Une occasion offerte aux créateurs de découvrir le circuit du chocolat, de la production de la cabosse à la transformation des fèves.
Le ministre de la Culture et de la francophonie, Françoise Remarck, était présente à cette cérémonie d’ouverture. « Notre combat est de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme culturelle. Félicitation au promoteur, pour son initiative depuis 37 ans, son don de soi, qui aident à faire du pays une plaque tournante de l’art. Grace à toi, des artistes venus du continent et du reste monde vont se retrouver, partager, créer des liens. Nous sommes obligés de t’accompagner. Tu le mérites », a rassuré Françoise Remarck.
En tant que présidente de l’événement, elle a encouragé l’initiateur à persévérer dans cet élan. Avant de déclarer ouverte la huitième édition de la Bina. Elle était entourée spécialement de la porte-parole des artistes, la peintre sénégalaise Betty Kandé. Cette dernière a traduit la gratitude de l’ensemble des exposants aux organisateurs, pour cet accueil à l’ivoirienne.
Les autorités présentes ont salué la place de cet événement dans la sauvegarde des traditions africaines et d’ailleurs. C’est le cas du deuxième vice-président, Stéphane Kwabenan Kouassi, l’émissaire de la marraine Véronique Aka, présidente du Conseil régional du Moronou. « L’art, loin d’être un moyen d’expression culturelle et de promotion des talents, est un levier pour le développement économique et social. Il offre à nos artistes un espace pour s’exprimer, promouvoir nos valeurs culturelles. Hommage à tous les artistes », s’est exprimé Stéphane Kouassi. Sans oublier de réitérer le soutien de la présidente du conseil régional à toutes les initiatives liées à la valorisation des cultures.
La commune hôte s’est dit heureuse d’associer son image à ce rendez-vous. Dans la mesure où la promotion de l’art plastique fait partie de ses priorités. C’est pourquoi, même empêché, le maire Jacques Gabriel Ehouo n’a pas manqué de se faire représenter par sa conseillère spéciale, Laurette Mandy.
« La Bina est un rendez-vous qui permet de mettre en exergue le travail, le savoir-faire des artistes plasticiens. L’art est un facteur de rassemblement. Il favorise la connexion, le dialogue des cultures et la rencontre des peuples. Les artistes sont de véritables ambassadeurs. La commune du Plateau accorde un intérêt particulier à l’art plastique. Elle sera toujours heureuse de les recevoir », a déclaré Laurette Mandy. Après avoir souhaité la traditionnelle akwaba à tous.
Le directeur de la Bina, Augustin Kassi, s’est dit profondément touché par tant de propos réconfortants. Il est revenu sur les raisons de la création, à l’intérieur de la Bina, de « La route du cacao ». « Enfant de planteur de cacao, j’ai voulu associer mon art au cacao, pour faire de ma circonscription, le Moronou, une région touristique. Cela, pour lui permettre d’avoir un rayonnement international. Mais surtout pour que d’ici quelques années, tout le monde puise l’emprunter », a relaté Augustin Kassi.
Il a exprimé sa reconnaissance à tous, pour l’intérêt accordé à l’événement. Avant tout, « nous sommes là, pour vous donner de l’amour, pour que vive l’art, en Afrique et dans le monde », a-t-il insisté, en présence notamment du directeur de l’Institut français, Jean Mathiot.
La Biennale internationale des arts d’Abidjan (Bina) a été créée en 1998. Pour l’édition 2024, 40 artistes y prennent part. Ils proviennent principalement de la Côte d’Ivoire (avec 15 exposants), du Burkina, Cameroun, Sénégal, Nigéria (04 artistes), Maroc, de la Serbie, Grande Bretagne, Chine. Cette rencontre prendra fin le 20 décembre prochain.
AR