Campagne de commercialisation de la noix de cajou 2023 : 1 150 000 tonnes de noix de cajou sorties à ce jour

Sur une prévision de 1 050 000 tonnes de noix de cajou pour la campagne de commercialisation qui a été ouverte le 10 février 2023, environ 1 150 000 tonnes de noix de cajou sont sorties à ce jour des mains des producteurs soit 100 milles tonnes de plus que la quantité prévue. Cette information a été livrée par le Directeur du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA), Dr Adama Coulibaly, lors d’une conférence de presse organisée à l’annexe du CCA, ce mercredi 22 juin 2023.

La campagne de commercialisation de Noix de Cajou a été ouverte le 10 février 2023 par le gouvernement avec un prix plancher obligatoire de 315 FCFA/kg aux producteurs, pour la noix de cajou bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère. Ce jeudi 22 juin 2023, Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) était face à la presse pour faire un point de ladite campagne quelques mois après son ouverture.

A en croire le Dr Adama Coulibaly, il était prévu une production de 1 050 000 milles tonnes de noix de cajou  pour cette campagne 2023 dont 300 000 tonnes devraient être transformées localement contre 224 000 tonnes en 2022. Cependant, la stratégie adoptée par le CCA depuis l’ouverture de la campagne a permis de sortir à ce jour des mains des producteurs, environ 1 150 000 tonnes de noix de cajou soit 100 milles tonnes de plus que la quantité prévue. Sur ces quantités achetées aux producteurs, 1 102 000 tonnes ont été effectivement déchargées dont 853 000 tonnes déchargées dans les magasins portuaires et 289 000 tonnes dans les magasins des transformateurs, a indiqué le Directeur général du CCA.

En outre, pour une prévision de 300 000 tonnes pour l’année 2023 à transformer localement, le CCA est à 83 % de cet objectif avec 249 000 tonnes. Il a rappelé qu’à la même période en 2022, les quantités déchargées étaient de 968 000 tonnes et 915 000 en 2021. Au niveau des exportations, 593 tonnes de noix brutes de cajou sont exportées vers le Vietnam et l’Inde, contre 455 315 tonnes en 2022. Quant aux quantités détenues par les producteurs, en ce jour, elles sont estimées à environ 100 000 tonnes.

Outre ce bilan chiffré, le Dr Adama Coulibaly, a fait savoir que la campagne de commercialisation de la noix de Cajou se déroule dans un contexte international de crise économique. Elle est particulièrement marquée par une demande en amande de cajou inférieure à l’offre du fait principalement de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs traditionnels (américains et européens).

A l’en croire, cette situation actuelle a eu pour conséquence directe la baisse généralisée de la demande et des prix à l’exportation de la noix brute de cajou des pays producteurs africains. A cet effet, les prix internationaux en direction de la Côte d’Ivoire ont baissé de 30 %. Ainsi, à partir du 1er avril 2023, le marché de l’anacarde en Côte d’Ivoire se complique, les consommateurs d’amande de cajou ont baissé leur demande car leur pouvoir d’achat à baissé en raison de la crise mondiale. Les prix bord champs baissent également faute d’acheteurs et se situent entre 200 et 315 FCFA/kg.

Face à cette situation, le Conseil du Coton et de l’Anacarde a initié dès le 20 avril 2023, une opération d’achats de régulation de noix de cajou, à travers l’organisation de ventes groupées dans plusieurs localités. Les acheteurs dans le cadre de cette opération achètent la noix de cajou au prix de 315 F CFA/kg dans les mains des producteurs, sous la surveillance des comités de veille et des agents du CCA.  Selon le Dr Adama Coulibaly, cette opération qui est toujours en cours vise à faire remonter les prix bord champs à travers un effet d’entraînement.

Il a signifié que malgré ce contexte difficile, les quantités commercialisées par l’ensemble des producteurs au début du mois d’avril avant la baisse des prix étaient de 750 000 tonnes correspondant à 71 % de l’objectif projeté par le CCA.

Par ailleurs, il a rassuré les acteurs et les producteurs de son engagement à mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour la préservation des acquis de la filière anacarde et des intérêts de toutes les parties et particulièrement des producteurs.

Pour finir, le Directeur général a décrié l’entrée des produits par des pays voisins. Il a invité les producteurs à cesser les spéculations et à vendre leur production dès l’ouverture de la campagne.

NK

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