Eau potable : les impayés exposent à des sanctions citoyennes au Burkina Faso
Internally Displaced People (IDP) from northern Burkina Faso at the water pump in Kaya, on January 22, 2020. - Since the attack on the Nagraogo market and on the village of Alamou, hundreds of people have fled the area to Kaya where there is a camp for Internally Displaced People (IDP), about 100 kilometres north of the capital Ouagadougou. (Photo by OLYMPIA DE MAISMONT / AFP) / The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by OLYMPIA DE MAISMONT has been modified in AFP systems in the following manner: [on January 22, 2020.] instead of [January 22, 2019]. Please immediately remove the erroneous mention[s] from all your online services and delete it (them) from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.
Au Burkina Faso, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) rencontre de sérieuses difficultés pour obtenir le paiement de factures dont le montant s’élève à environ 35 milliards de francs CFA. Ces créances impayées constituent un enjeu financier important pour l’établissement public chargé de la distribution d’eau et de la gestion de l’assainissem
Le non-paiement des factures d’eau entre dans une nouvelle phase de répression civique. Face à des arriérés estimés à environ 35 milliards de FCFA au 31 janvier 2026, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a annoncé une série de mesures exceptionnelles, en partenariat avec la Brigade Laabal, visant à contraindre les débiteurs à s’acquitter de leurs dettes. À défaut de régularisation dans un délai d’une semaine à compter du 3 février 2026, les contrevenants s’exposeront à des réquisitions pour travaux d’intérêt général (TIG).
L’ONEA justifie cette décision par une situation financière jugée préoccupante. L’accumulation des impayés fragilise la trésorerie de l’institution et compromet sa capacité à assurer ses missions essentielles : extension des réseaux d’adduction, maintenance des infrastructures existantes et sécurisation de l’approvisionnement en eau potable.
Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’accès à l’eau est présenté comme un enjeu stratégique de souveraineté. Pour les autorités, le paiement des factures ne relève donc plus seulement d’une obligation contractuelle, mais d’un devoir citoyen et patriotique.
Des stratégies de recouvrement qui peinent à convaincre
Selon l’ONEA, les mécanismes classiques de recouvrement relances administratives, coupures de service ou pénalités n’ont pas permis d’endiguer le phénomène. C’est dans ce cadre qu’un partenariat formel a été noué avec la Brigade Laabal, structure civique récemment mise en place pour lutter contre l’incivisme sous toutes ses formes. La stratégie repose sur une approche progressive : sensibilisation d’abord, contrainte ensuite.
À partir du 3 février 2026, les débiteurs disposent d’un délai de sept jours, soit jusqu’aux environs du 10 février, pour s’acquitter de leurs factures ou engager un processus de régularisation. Durant cette période, la Brigade Laabal mène des actions de sensibilisation, qualifiant le non-paiement de comportement incivique portant atteinte à l’intérêt général. Passé ce délai, les sanctions entrent en vigueur.
RNDC
