Education nationale : focus sur le nouveau ministre Koffi N’Guessan
Le gouvernement Robert Mambé II enregistre l’entrée de nouvelles personnalités. Parmi elles figure Koffi N’Guessan, nouveau ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation. Pour permettre à tous de découvrir plus ou moins ce nouveau pensionnaire de l’enseignement primaire et secondaire, la rédaction a décidé de retracer le parcours de l’homme.

Né le 1er janvier 1955 à Affalikro, dans la sous-préfecture de Niablé, Koffi N’Guessan entame ses études supérieures à l’Université de Cocody, entre 1975 et 1978. Son sérieux et son application dans les études lui permettent d’obtenir un DUEL, puis une Licence en géographie.
Très tôt attiré par les sciences de la population, il poursuit sa formation à l’Institut de formation et de recherche démographiques (Iford) de Yaoundé, au Cameroun, où il obtient, en 1981, un diplôme d’études démographiques. En octobre 1993, il soutient un doctorat de 3ᵉ cycle en démographie, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Deux ans plus tard, soit en 1995, il est nommé maître-assistant des universités.
Dès 1982, Koffi N’Guessan débute sa carrière comme enseignant-chercheur à l’Ensea d’Abidjan. Il y gravit progressivement les échelons : Directeur des études de 1987 à 1994, puis Directeur général, à partir de 1995, fonction qu’il exercera durant vingt ans. En 2011, il est nommé Directeur général par intérim de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (Inp-HB) de Yamoussoukro, avant d’être confirmé la même année.
De 2011 à 2015, il réalise un fait rare dans l’administration universitaire ivoirienne. Il cumule la direction de l’Ensea et celle de l’Inp-HB. Il se consacre ensuite exclusivement à l’InP-HB jusqu’à son entrée au gouvernement.
Le 6 avril 2021, son parcours d’exception est consacré par sa nomination au poste de ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
Au-delà de ses fonctions nationales, Koffi N’Guessan s’est imposé comme une référence, dans les réseaux scientifiques africains et internationaux. Il a été vice-président (2000-2003), puis président (2004-2007) de l’Union pour l’étude de la population africaine (Uepa).
Il a également siégé au Comité de pilotage du Programme de comparaison internationale (Pci), conduit par la Banque mondiale et la Bad, ainsi qu’au Conseil scientifique de l’Ined à Paris, entre 2009 et 2018.
