États-Unis : Suspension du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, dont la Côte d’Ivoire

États-Unis : Suspension du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, dont la Côte d’Ivoire

Les États-Unis ont annoncé une mesure majeure de restriction migratoire visant 75 pays, parmi lesquels figurent la Guinée et la Côte d’Ivoire. À compter du 21 janvier 2026, le traitement des visas d’immigrant pour les ressortissants de ces pays sera suspendu, selon une décision rendue publique le 14 janvier 2026 par le Département d’État des États-Unis.

Cette décision s’inscrit dans la politique migratoire de l’administration du président Donald Trump, qui justifie cette mesure par la volonté de préserver l’économie américaine. Les autorités estiment que les ressortissants des pays ciblés présentent un risque élevé de dépendance aux aides publiques après leur installation sur le sol américain.

Dans ce cadre, le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, a donné instruction aux services consulaires de cesser immédiatement la réception et le traitement des demandes de visas d’immigrant émanant des pays concernés. Cette orientation découle d’un ordre exécutif adopté en novembre 2025, renforçant les critères d’admission des candidats à l’immigration permanente considérés comme une possible « charge publique ».

Selon les autorités américaines, cette suspension est présentée comme temporaire. Elle vise à permettre une réévaluation des procédures d’immigration afin d’éviter l’admission de personnes susceptibles de dépendre des prestations sociales et des programmes d’aide publique. Le Département d’État affirme vouloir ainsi mettre fin à ce qu’il qualifie d’« abus du système d’immigration ».

La liste des pays touchés est large et couvre plusieurs régions du monde, notamment l’Afrique, l’Asie, l’Europe de l’Est et l’Amérique latine. Parmi les pays arabes et musulmans concernés figurent, entre autres, le Maroc, l’Égypte, l’Irak, la Syrie, le Yémen, le Soudan, la Somalie, la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Liban, l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan. Des pays à forte diaspora aux États-Unis, comme la Russie, le Brésil, la Colombie et Cuba, sont également inclus.

Des critères renforcés pour les pays non concernés par la suspension

Pour les États non visés par la suspension, de nouvelles directives imposent un examen beaucoup plus rigoureux des dossiers de demande de résidence permanente. Les candidats devront démontrer de manière approfondie qu’ils ne recourront à aucune aide publique après leur arrivée aux États-Unis.

Les critères d’évaluation ont été élargis et renforcés. La maîtrise de l’anglais devient un élément central, les entretiens pouvant désormais être menés dans cette langue. La situation financière, le niveau d’éducation, les compétences professionnelles, ainsi que l’âge et l’état de santé des candidats feront également l’objet d’une analyse approfondie, au-delà des contrôles médicaux habituels.

Selon des spécialistes des questions migratoires, ces nouvelles règles pourraient réduire significativement les possibilités d’immigration pour les populations à faible revenu ou non anglophones, prolongeant ainsi le durcissement de la politique migratoire américaine.

Il convient toutefois de préciser que cette mesure ne concerne que les visas d’immigrant. Les visas non-immigrants, notamment ceux destinés au tourisme, aux affaires ou aux courts séjours, ne sont pas affectés. Les autorités américaines anticipent même une hausse de ces demandes dans les années à venir, notamment en lien avec l’organisation de la Coupe du monde 2026 et des Jeux olympiques de 2028.


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