Le chef du village de ouatigbeu, localité située dans le département de zoukougbé, dans la sous-préfecture de Gbessabo, a lancé un appel pressant à l’endroit des autorités, institutions, ONG et aux bonnes volontés en vue, des actions concrète pour désenclaver cette contrée du pays. Cette adresse a été faite à la faveur d’un séjour d’une équipe de la rédaction dans le village, au lendemain de la journée nationale de la paix célébrée le mardi 15 novembre 2022 à Duékoue.
De l’avis du chef du village Dafran Olivier, ouatigbeu a été électrifié en 2018. Peuplé de 938 habitants, la localité ne dispose ni d’école, de marché, ni de centre de santé. Des situations qui éprouvent les populations et les habitants des campements à l’atout.
Monsieur Daffran Olivier a dit être principalement préoccupé par le problème de l’école, au cours d’un entretien, le mercredi 16 novembre 2022. Des enfants dont l’âge varie de cinq à six ans sont obligés de parcourir à pieds près de 2 kilomètre pour se rendre aux villages voisins, où ils sont inscrits, pour suivre les enseignements dispensés.
Ces élèves sont souvent exposés aux dangers. « Au cours de l’année scolaire 2004-2005, « nous avons enregistré deux élèves tués, deux garçons en classe de CE1 et CE2, renversé par des voiture sur la route. En 2011-2014, deux autres élèves des filles, ont été blessées dans des accidents de motos. » a relaté le chef du Village.
En plus des difficultés de déplacement « nos enfants sont souvent renvoyés des Etablissements privés », a poursuivi M. Daffran
Pour la simple raison que les acheteurs de cacao mettent « 1 mois avant de donner notre argent. Ce qui nous empêche de payer la scolarité de nos élèves à temps »a, t-il expliqué
Du point de vue de la santé, a confié le chef coutumier, la situation n’est guère reluisante. «La route qui mène de Ouatigbeu à Issia longue de 45 km, est impraticable. Si les femmes sont en travailles, il est difficile de les évacuer rapidement, vu qu’il n’y a pas de centre de santé dans le village », a-t-il déploré
Les regards des populations se trouvent tournés vers les autorités, institutions, ONG, partenaires au développement, de bonnes volontés, pour aider ouatigbeur à sortir de cet enclavement.
Sidibe Yacouba