Guerre en Iran : Donald Trump hausse le ton contre l’Italie et l’Espagne
Depuis la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump a laissé entendre, jeudi, qu’il pourrait réduire la présence militaire des États-Unis en Italie et en Espagne. En cause : le manque de soutien de ces deux alliés européens dans le conflit opposant Washington à Iran.
Interrogé dans le Bureau ovale, le chef de l’exécutif américain n’a pas exclu une telle décision, qu’il présente comme une réponse directe à la posture jugée insuffisante de Rome et Madrid. « Probablement. Je le ferai sans doute. Pourquoi pas ? », a-t-il déclaré devant la presse, évoquant une option sérieusement envisagée.
Dans ses propos, Donald Trump a ouvertement critiqué les autorités italiennes et espagnoles. Il leur reproche de ne pas avoir pris part aux opérations militaires et logistiques menées par les États-Unis dans le cadre du conflit avec Iran.
L’Italie est notamment accusée d’un manque d’engagement, tandis que l’Espagne est décrite comme adoptant une attitude particulièrement distante, voire hostile, selon Washington.
Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis cherchent à mobiliser leurs alliés autour des opérations sécuritaires dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Toutefois, plusieurs pays européens auraient décliné toute implication directe dans ces actions.
Des relations sous tension au sein de l’OTAN
Les propos du président américain s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes avec les partenaires de l’OTAN. Ces dernières semaines, l’administration américaine a multiplié les critiques à l’égard de ses alliés européens, jugés insuffisamment engagés face aux enjeux sécuritaires liés à Iran. Donald Trump avait déjà évoqué la possibilité de revoir le dispositif militaire américain en Europe, notamment en Allemagne, dans un contexte similaire de désaccords stratégiques.
Une présence militaire toujours stratégique
Malgré ces tensions, la présence militaire américaine en Europe demeure un pilier du dispositif de défense des États-Unis. Des dizaines de milliers de soldats sont déployés sur le continent, notamment dans des bases servant de relais pour les opérations au Moyen-Orient et en Afrique.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée concernant un retrait de troupes en Italie ou en Espagne. Une telle mesure dépendrait encore d’arbitrages politiques et militaires en cours d’évaluation à Washington.
