L’Angola franchit un cap énergétique avec l’inauguration de sa première usine de gaz non associé
ARCHIVE - La mise en service de l'usine contribuera à réduire le torchage de gaz dans le pays. Photo: Jens Büttner/dpa
Le gaz non associé au pétrole est une ressource autonome, offrant des avantages industriels et économiques à long terme tout en soutenant une production d’énergie plus propre.
La compagnie italienne Eni, via sa coentreprise Azule Energy, a inauguré une usine de traitement de gaz à Soyo, marquant le lancement du premier projet de gaz non associé de l’Angola. L’installation vise à renforcer la capacité du pays à exploiter ses ressources gazières offshore.
L’installation s’inscrit dans le cadre du New Gas Consortium (NGC), mené en partenariat avec BP et l’entreprise nationale angolaise de pétrole et de gaz Sonangol. L’usine peut traiter jusqu’à 400 millions de pieds cubes standard de gaz par jour ainsi que 20 000 barils de condensats. Le gaz provient des champs Quiluma et Maboqueiro, situés en eaux profondes, et sera destiné à l’exportation et au marché local.
Selon Eni, cette infrastructure constitue une étape clé pour diversifier l’économie angolaise, historiquement dépendante du pétrole brut. Le gouvernement espère que le développement du gaz naturel permettra d’alimenter de nouvelles industries, notamment la production d’électricité et d’engrais, afin de stimuler la croissance locale.
Ce projet, d’un coût estimé à quatre milliards de dollars, intervient dans un contexte où l’Angola cherche à renforcer sa position sur le marché mondial du gaz tout en améliorant la sécurité énergétique intérieure. Azule Energy a indiqué que les premières exportations de gaz traités sont prévues dans les prochains mois.
Le ministre angolais du Pétrole et du Gaz, Diamantino Azevedo, a déclaré que le pays vient de lancer son premier projet de gaz naturel non associé rendu possible par un cadre juridique et fiscal moderne et attractif, qui, selon lui, ouvre la voie à d’autres projets structurants dans le secteur.
L’inauguration intervient six mois avant le calendrier initial, ce qu’Eni attribue à une accélération des travaux et à une coopération accrue avec les autorités angolaises. Le consortium affirme que la mise en service de l’usine contribuera à réduire le torchage de gaz dans le pays, un objectif important de la politique climatique nationale.
RNDC
