Le PPA-CI réfute toute participation au futur gouvernement
Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique fondée par Laurent Gbagbo, a formellement démenti les rumeurs évoquant un éventuel rapprochement avec le pouvoir en place. Dans un communiqué officiel, le parti affirme n’avoir engagé aucune démarche visant à intégrer le gouvernement en cours de formation.
Le document, signé par le président exécutif Sébastien Dano Djédjé, dénonce des « manœuvres de manipulation » destinées, selon le parti, à entretenir la confusion au sein de l’opinion publique. La direction du PPA-CI précise que les propos récemment tenus par Emmanuel Ackah, Directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, s’inscrivent exclusivement dans le cadre de ses fonctions à la tête de l’Initiative pour la Libération des Prisonniers d’Opinion (ILPO), une action présentée comme humanitaire et républicaine.
Ce démenti intervient dans un contexte politique marqué par une forte effervescence, consécutive à la dissolution du gouvernement annoncée le 7 janvier 2026 par le président Alassane Ouattara, à la suite de la démission du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Une interview d’Emmanuel Ackah, diffusée le 16 janvier sur 7info, avait alimenté des spéculations faisant état de discussions entre le pouvoir et le PPA-CI.
Le parti souligne toutefois que la lutte pour la libération des détenus d’opinion relève d’un engagement en faveur de la paix civile et ne saurait être assimilée à une stratégie politique de rapprochement. Il réaffirme, par ailleurs, son rejet du quatrième mandat du chef de l’État, qu’il qualifie d’« illégitime », et assure n’entretenir aucun dialogue en vue d’une participation gouvernementale.
« Le PPA-CI n’entrera jamais dans un gouvernement issu d’un braquage électoral », martèle la formation politique, qui appelle ses militants et sympathisants à la vigilance face aux tentatives d’instrumentalisation. Le parti se dit enfin déterminé à poursuivre une opposition qu’il qualifie de ferme et responsable, axée sur la défense des libertés publiques.
BY
