Lutte contre le terrorisme : L’AILCT a formé plus de 900 stagiaires en 2023/2024

En 2025, l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme envisage de former un peu plus de 1000 stagiaires et enrichir davantage le catalogue de stagiaires.
En Côte d’Ivoire, l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a dispensé une formation antiterroriste à 920 stagiaires (civils et militaires) durant l’année académique 2023/2024 et envisage de former plus de 1000 stagiaires au cours de l’année académique 2024/2025.
L’information a été communiquée par le Général de brigade Allah Joseph Kouamé, directeur général de l’AILCT, une institution créée en 2019 par la Côte d’Ivoire et la France. Ouverte depuis 2021, l’AILCT est située à Jacqueville, à quelques kilomètres d’Abidjan (sud), la capitale économique de la Côte d’Ivoire.
« L’objectif annoncé l’an dernier a été atteint, d’octobre 2023 à octobre 2024, 650 stagiaires en programmation et 270 en partenariat ont été formés, ce qui représente un total de 920 stagiaires formés. Il faut souligner que ce chiffre va au-delà de notre prévision de 700 stagiaires annoncés », a déclaré le Général Kouamé.
En 2025, l’AILCT envisage de former un peu plus de 1000 stagiaires et enrichir davantage le catalogue de stagiaires, avec la création de nouveaux stages qui permettent de relever le défi de la lutte contre le terrorisme sur le continent africain, a-t-il ajouté, cité par l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP). Le séminaire de rentrée académique 2024/2025 de l’AILCT a été placé sous le thème : « L’antiterrorisme en Afrique dans un monde multipolaire ».
L’AILCT vise le renforcement des capacités des acteurs nationaux et internationaux engagés dans la lutte contre le terrorisme. Elle se charge ainsi de la formation de policiers, gendarmes, militaires, magistrats, douaniers et personnel pénitentiaire impliqués directement dans la lutte contre ce fléau.
La menace terroriste, initialement localisée dans les pays sahéliens enclavés (Mali, Burkina Faso et Niger) commence à s’étendre vers les États côtiers d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Les zones septentrionales de ces pays sont vulnérables à cette menace en raison de leur proximité géographique et socio-culturelle avec le Sahel, devenu l’épicentre du terrorisme international, d’après l’ONU.
DPA