Nucléaire iranien : la Chine soutient le droit de Téhéran à l’énergie civile

Nucléaire iranien : la Chine soutient le droit de Téhéran à l’énergie civile

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a reçu ce mercredi 6 mai 2026 à Pékin son homologue iranien Abbas Araghchi. À cette occasion, la Chine a réaffirmé son soutien au droit de l’Iran de développer une filière nucléaire à des fins exclusivement civiles.


Cette rencontre marque la première visite officielle du chef de la diplomatie iranienne en Chine depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, déclenchées le 28 février dernier.

Dans un communiqué publié par le ministère chinois des Affaires étrangères, Pékin a rappelé qu’il respectait le droit légitime de l’Iran à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, conformément à son statut de signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

La diplomatie chinoise a également appelé à un cessez-le-feu global. Wang Yi a estimé que le conflit « dure déjà depuis plus de deux mois » et qu’il a provoqué « de lourdes pertes pour le peuple iranien ».

Pékin réclame la réouverture du détroit d’Ormuz

Les discussions ont aussi porté sur la situation dans le Détroit d’Ormuz, partiellement bloqué par l’Iran depuis le début des hostilités.

Wang Yi a demandé une réouverture rapide de cette voie maritime stratégique, soulignant les conséquences du blocage sur les marchés énergétiques mondiaux. La Chine est particulièrement concernée, puisqu’environ la moitié de ses importations de pétrole brut transitent par ce passage maritime.

Par ailleurs, le groupe français CMA CGM a annoncé ce mercredi qu’un de ses navires avait été visé par une attaque dans le détroit d’Ormuz, faisant plusieurs blessés parmi les membres de l’équipage.

La Chine soutient le nucléaire civil, mais refuse l’arme atomique

Pékin continue de faire une distinction claire entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Les autorités chinoises affirment prendre en compte les engagements répétés de Téhéran de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire.

Dans le même temps, la Chine rejette l’exigence d’un « enrichissement zéro » défendue par Donald Trump et Israël.

Principal partenaire commercial de l’Iran, la Chine demeure également son premier acheteur de pétrole. Selon la société d’analyse Kpler, elle a absorbé plus de 80 % des exportations pétrolières iraniennes en 2025, malgré les sanctions occidentales.

La visite d’Abbas Araghchi intervient enfin à quelques jours du déplacement prévu de Donald Trump à Pékin, les 14 et 15 mai prochains, où la question iranienne devrait occuper une place importante dans les échanges avec le président chinois Xi Jinping.


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