Sénégal : 37 000 véhicules électriques pour accélérer la transition verte
Financé à hauteur de 1,9 milliard de francs CFA (environ 3,1 millions de dollars) par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le projet est piloté par le ministère des Transports terrestres et aériens à travers le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Le secteur des transports constitue actuellement un défi majeur pour le pays : il représente la deuxième source nationale d’émissions de gaz à effet de serre, après l’énergie, et concentre 95 pour cent des émissions liées à la mobilité au Sénégal, selon le gouvernement.
Un enjeu sanitaire majeur à Dakar
Dans la capitale Dakar (ouest), où l’on dénombre environ 7,2 millions de déplacements quotidiens, l’enjeu est également sanitaire, le projet visant à réduire la pollution atmosphérique et à améliorer durablement la qualité de l’air urbain.
Selon les autorités, le STMES s’inscrit dans la continuité du Train express régional (TER), un système ferroviaire urbain reliant Dakar à sa banlieue et à l’aéroport international, et du Bus Rapid Transit (BRT), un réseau de bus à haut niveau de service circulant sur des voies dédiées dans la capitale, afin de réduire la dépendance nationale aux carburants importés.
À l’horizon 2030, le Sénégal vise à porter la part des énergies renouvelables à 40 pour cent de son mix électrique et à réduire d’environ 30 pour cent ses émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Cette stratégie repose notamment sur le Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), signé en 2023, qui prévoit la mobilisation de 2,5 milliards d’euros sur une période de trois à cinq ans auprès de partenaires internationaux, dont l’Allemagne, afin d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables, avec un recours transitoire au gaz naturel pour stabiliser le réseau.
