Terrorisme : la Somalie veut unir ses forces avec le Burkina Faso
La Somalie a affiché sa volonté de développer une coopération sécuritaire plus étroite avec le Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui frappe plusieurs régions du continent africain.
Le général Ismail a indiqué que Mogadiscio souhaite collaborer avec les autorités burkinabè dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la formation des forces de défense et de sécurité ainsi que le partage de renseignements.
« Le Burkina Faso et la Somalie sont confrontés aux mêmes défis liés au terrorisme. Nous souhaitons renforcer notre collaboration dans les domaines de la formation et de l’échange d’informations sécuritaires », a-t-il déclaré devant la presse.
Les deux pays font en effet face à une menace djihadiste persistante. Au Burkina Faso, les attaques attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans se multiplient principalement dans les régions du nord et de l’est du pays.
En Somalia, le groupe Al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda, continue de représenter une menace majeure pour les autorités somaliennes. L’organisation contrôle encore une partie importante du territoire, notamment dans le sud et le centre du pays, et mène régulièrement des attentats dans la capitale Mogadiscio.
Le Burkina Faso, membre fondateur de Alliance des États du Sahel aux côtés du Mali et du Niger, participe actuellement à la mise en place d’une force conjointe de 15 000 soldats destinée à lutter contre les groupes armés terroristes dans la région sahélienne.
Créée en juillet 2024, cette alliance régionale vise à renforcer la coopération militaire entre les trois États sahéliens et à consolider leur souveraineté sécuritaire face aux menaces transfrontalières.
L’initiative portée par la Somalie intervient dans un contexte marqué par une volonté croissante de plusieurs pays africains de coordonner leurs stratégies de lutte contre le terrorisme à l’échelle continentale.
Même si les modalités concrètes de cette future coopération entre Mogadiscio et Ouagadougou n’ont pas encore été précisées, notamment concernant les formations, les échanges d’experts ou les mécanismes de renseignement, cette démarche traduit une volonté de renforcer les synergies africaines face à l’expansion des groupes djihadistes.
Ce rapprochement entre les deux pays illustre également l’émergence d’une coopération sécuritaire interrégionale entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, avec pour objectif de mieux combattre les réseaux liés à Al-Qaïda et de consolider la sécurité collective sur le continent africain.
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