Ouest ivoirien : un drapeau guinéen au cœur des tensions dans un village frontalie

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Les populations du village de Kpèaba, localité située dans le département de Sipilou, à la frontière ivoiro-guinéenne, se disent inquiètes. Cette situation fait suite à la tentative d’implantation d’un drapeau guinéen sur leur sol. Une opération menée par des militaires guinéens. Le correspondant de NDC, informé de la situation, s’est rendu sur les lieux, le samedi 28 mars 2026.


Selon plusieurs témoignages recueillis, l’incident s’est produit le vendredi 20 mars 2026. Des soldats guinéens auraient pénétré dans le village de Kpèaba, une localité du département de Sipilou, à la frontière entre la Côte d’Ivoire et la Guinée. Ils seraient venus y hisser le drapeau guinéen. Cela, sans concertation préalable avec les autorités ou les populations locales.


Cet acte, perçu comme une provocation par les habitants, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté.
De l’avis du chef dudit village, Diomandé Dely Dalass, les militaires auraient justifié leur présence par un différend frontalier non résolu. Ces derniers estiment que la zone concernée relèverait du territoire guinéen. Pour l’autorité traditionnelle, cette action constitue une atteinte grave à l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire.

Les habitants de Kpèaba, pris de court, ont exprimé leur mécontentement face à cette démonstration de force. « Nous avons toujours vécu ici en paix. Voir des soldats étrangers venir imposer leur drapeau est choquant », confie le président des jeunes Koné Mamadou.

Face à la gravité de la situation, les populations appellent les autorités ivoiriennes à communiquer officiellement sur cet incident. Mais surtout à engager des démarches diplomatiques, afin d’éviter toute escalade. Ils ont profité de l’occasion pour faire des doléances. Les habitants plaident pour la construction d’une école primaire, le reprofilage de l’axe Kèaba-Gaba. Avec l’installation d’un poste des forces de défense et de sécurité ivoiriennes dans cette localité.


Cet épisode met en lumière la fragilité de certaines frontières héritées de la coloniale. Leur délimitation restant parfois imprécise. Cet événement souligne également la nécessité pour les États concernés de renforcer les cadres de concertation, afin de préserver la paix et la stabilité dans la sous-région.

A .Y Correspondant NDC, région du Tonkpi


 

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