UEMOA : Côte d’Ivoire et Sénégal tirent les exportations vers le haut

UEMOA : Côte d’Ivoire et Sénégal tirent les exportations vers le haut

La Côte d’Ivoire et le Sénégal confirment leur suprématie commerciale au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), concentrant plus de 55 % des exportations de l’espace au quatrième trimestre 2025, selon le dernier rapport de l’institution. Abidjan et Dakar tirent l’essentiel des volumes exportés grâce à des segments de production différenciés et à des capacités logistiques renforcées, des éléments qui continuent d’attirer investisseurs et opérateurs régionaux.

Le rapport note que la Côte d’Ivoire s’appuie principalement sur des exportations de produits agricoles et agro-industriels, tandis que le Sénégal se distingue par des ventes soutenues dans les hydrocarbures, les engrais et les produits transformés. Ces profils sectoriels expliquent en grande partie la concentration des flux sortants observée au sein de l’UEMOA et la place prépondérante de ces deux économies dans le commerce extérieur régional.

Des analystes interrogés attribuent cette position de leader à des stratégies publiques et privées conjuguées : investissements massifs dans les infrastructures portuaires, modernisation des chaînes logistiques, politiques d’industrialisation ciblées et réformes réglementaires favorisant l’intégration régionale. Ces mesures ont, selon eux, amélioré la compétitivité des exportations ivoiriennes et sénégalaises sur les marchés intra-communautaires et au-delà.

Le Mali et le Burkina Faso, piliers des échanges intracommunautaires

Aux côtés des deux locomotives que sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso jouent un rôle central dans les échanges commerciaux de l’Union. Ensemble, ils concentrent plus de 44 % des échanges au sein de l’espace UEMOA, soulignant l’importance des trajectoires commerciales entre ces économies et le reste de la zone.

Sur le plan des importations, des données publiées par l’agence Ecofin en 2024 indiquent que le Mali importe plus de 1 050 milliards de francs CFA par an. Le Burkina Faso, pour sa part, affiche des importations moyennes annuelles de l’ordre de 566 milliards de francs CFA et des exportations évaluées à environ 108 milliards de francs CFA. Ces flux témoignent de déséquilibres structurels mais aussi d’interdépendances commerciales marquées au sein de la sous-région.

Malgré des tensions politiques ayant conduit le Mali, le Burkina Faso et le Niger à se retirer de la CEDEAO, les échanges à l’intérieur de l’UEMOA se renforcent, portés par la libre circulation des biens et des personnes et par des mesures visant à fluidifier les opérations commerciales. Entre 2017 et 2021, les échanges intracommunautaires ont atteint 22 milliards de dollars, selon les mêmes sources, et cinq catégories de produits dominent ces transactions : les produits énergétiques (pétrole et électricité), le ciment, les matières plastiques, les graisses et huiles, ainsi que les animaux vivants.

Le flux financier associé à ces cinq catégories est estimé à 11 milliards de dollars, ce qui représente près de la moitié de la valeur totale des échanges intracommunautaires. Ces segments constituent en moyenne 53,4 % des transactions échangées au sein de l’espace UEMOA .

 

RNDC


 

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