Côte d’Ivoire : 200 milliards FCFA mobilisés pour accélérer le projet énergétique Baleine
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans le développement de son secteur énergétique. À travers sa société nationale PETROCI Holding, le pays a bouclé une levée de fonds de 200 milliards de francs CFA destinée au financement de la deuxième phase du projet Baleine. Cette opération a été rendue possible grâce à un consortium bancaire réunissant Ecobank, la BNI, Coris Bank et Bank of Africa (BOA).
Découvert en 2021, le gisement Baleine est considéré comme l’une des plus importantes découvertes du bassin sédimentaire ivoirien. Avec ce nouveau financement, le projet dispose désormais des ressources nécessaires pour renforcer sa mise en œuvre opérationnelle. Cette deuxième phase doit notamment permettre de consolider les infrastructures indispensables à l’augmentation de la production de pétrole et de gaz.
Pour PETROCI Holding, cette mobilisation financière traduit la confiance des partenaires bancaires dans la solidité du projet ainsi que dans la crédibilité financière de la Côte d’Ivoire. Les établissements impliqués ont d’ailleurs confirmé leur engagement en faveur de cette étape stratégique, jugée déterminante pour l’exploitation future du gisement.
Un projet aux ambitions économiques et environnementales
La phase 2 du projet Baleine s’inscrit dans une dynamique de développement industriel plus large. Elle prévoit l’installation de nouvelles infrastructures de production et de traitement, mais aussi la mise en place de mécanismes destinés à réduire l’impact environnemental des opérations.
Les responsables du projet affichent notamment l’ambition d’atteindre des émissions nulles sur les scopes 1 et 2, un objectif qui ferait de Baleine une référence africaine en matière d’exploitation d’hydrocarbures à faible intensité carbone.
Au-delà de l’enjeu industriel, le projet répond aussi à une volonté affirmée des autorités ivoiriennes de renforcer la souveraineté énergétique nationale. Le développement des ressources pétrolières et gazières locales devrait permettre de réduire la dépendance énergétique du pays, tout en consolidant l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire un véritable hub énergétique régional.
Des retombées attendues sur la croissance
Sur le plan économique, les perspectives sont jugées prometteuses. Le directeur général des Hydrocarbures, Essé Kouamé Bienvenu, a indiqué que l’exploitation du gisement Baleine devrait accroître de manière significative la contribution du secteur extractif à l’économie nationale. Selon lui, la part actuelle du secteur minier dans le PIB, estimée à 5 %, pourrait atteindre 14 % d’ici 2030 grâce à l’exploitation combinée des gisements Baleine et Calao.
PETROCI met également en avant les effets attendus en matière de recettes fiscales, mais aussi de création d’emplois, tant durant les travaux de construction que lors de la phase d’exploitation.
En mobilisant officiellement ces 200 milliards de francs CFA auprès du consortium formé par Ecobank, BNI, Coris Bank et BOA, PETROCI Holding confirme ainsi la volonté de la Côte d’Ivoire d’accélérer sa montée en puissance dans le domaine énergétique.
