Marché africain : ACK Holding renforce sa position

Marché africain : ACK Holding renforce sa position

Après que l’État gabonais a renforcé sa présence dans les secteurs pétrolier et aérien, une nouvelle transaction majeure a été annoncée. La holding privée ACK a finalisé, le dimanche 19 avril 2026, l’acquisition de Colas Gabon, la filiale locale du groupe français Colas international.

Le montant de la transaction n’a pas été rendu public. Colas international a confirmé dans un communiqué la cession de sa branche gabonaise au groupe ACK, qui devient de fait l’acteur national dominant dans la construction de routes et d’ouvrages d’art.

Présente depuis environ quarante ans au Gabon, Colas Gabon avait remporté la plupart des grands appels d’offres dans le domaine routier, s’appuyant sur un parc d’équipements modernes et une expérience éprouvée sur de nombreux chantiers à l’échelle nationale.

Selon Patrice Revangue Zavroza, directeur général de Mika Service une société du groupe ACK  l’opération vise à prendre possession d’actifs industriels (titres miniers, unités de production), tout en intégrant une main-d’œuvre qualifiée et un savoir-faire technique reconnu en conception routière : la holding reprend l’ensemble des activités, des équipes et des compétences de Colas Gabon.

Un changement d’ère pour les travaux publics au Gabon

Pour un pays exportateur de pétrole qui souffre d’un important retard en matière d’infrastructures routières, cette reprise intervient à un moment symbolique où l’État encourage une plus grande implication d’opérateurs nationaux dans l’économie. De nombreuses localités restent encore difficilement accessibles, 66 ans après l’indépendance du Gabon (17 avril 1960).

La prise de contrôle par ACK pourrait permettre de conserver sur place les moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation des grands projets routiers, mais le succès dépendra de la capacité du nouvel acquéreur à maintenir l’équipement, à mobiliser des financements et à répondre aux besoins des zones isolées.

En outre, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de recentrage économique qui a vu, ces derniers mois, des participations majoritaires de l’État dans des secteurs stratégiques  un contexte qui pourrait redessiner les rapports entre entreprises étrangères et acteurs locaux dans les travaux publics gabonais.

 

RNDC


 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *