Réunis du 23 au 25 octobre 2026 à Xiong’an, dans la province du Hebei, des experts de divers horizons ont formulé une série de recommandations visant à améliorer la gouvernance mondiale. Leurs propositions portent notamment sur la réforme de l’ONU, le financement du développement, la lutte contre le changement climatique et la régulation de l’intelligence artificielle.

 

La gouvernance mondiale était au cœur des échanges du Forum 2026 sur la gouvernance mondiale, organisé du 23 au 25 octobre dans la ville de Xiong’an, dans la province du Hebei, en Chine. À l’issue des travaux, les participants ont présenté une dizaine de recommandations destinées à renforcer la coopération internationale et à améliorer les mécanismes de gestion des défis mondiaux.

 

Ces propositions ont été rendues publiques le 25 octobre par Wu Ken, président de l’Institut chinois des affaires étrangères, lors de la conférence de presse de clôture tenue au centre international de conférences.

 

Parmi les principales orientations retenues figure la promotion d’une gouvernance mondiale fondée sur des consultations approfondies, une contribution conjointe et des avantages partagés. Les experts ont également plaidé pour des innovations conceptuelles, institutionnelles et pratiques afin d’adapter les mécanismes internationaux aux enjeux contemporains.

 

Le respect des principes fondamentaux des relations internationales

 

Les participants ont insisté sur la nécessité de préserver les normes fondamentales régissant les relations internationales. Ils ont notamment cité l’égalité souveraine des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le règlement pacifique des différends.

 

La réforme de l’Organisation des Nations unies (ONU) constitue également l’un des axes majeurs de leurs recommandations. Les experts ont appelé à une réforme systémique conduite par les États membres, tout en préconisant un développement équilibré des trois piliers de l’organisation : la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme.

 

Ils ont par ailleurs souligné l’importance de consolider les garanties financières nécessaires au fonctionnement de l’ONU. À cet égard, ils ont recommandé que les États membres s’acquittent intégralement de leurs contributions afin de soutenir les opérations de l’organisation.

 

Développement durable et lutte contre le changement climatique

 

Les recommandations ont également mis l’accent sur la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les experts ont notamment appelé à préserver les droits et les intérêts légitimes de tous les pays en matière de développement.

 

La question climatique a occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont plaidé pour le respect intégral des engagements découlant de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris.

 

Ils ont également insisté sur l’application du principe des responsabilités communes mais différenciées, qui tient compte des situations respectives des pays face au changement climatique.

 

Dans cette perspective, les experts ont appelé les pays développés à honorer leurs engagements en matière de financement climatique, de transfert de technologies et de renforcement des capacités des pays en développement.

 

Intelligence artificielle : réduire la fracture numérique

 

Le développement technologique figure également parmi les priorités identifiées lors du forum. Les experts ont souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de s’opposer aux situations de monopole.

 

Ils ont recommandé de renforcer les capacités technologiques des pays en développement et de favoriser leur participation à l’élaboration de règles internationales encadrant l’intelligence artificielle.

 

À travers ces différentes propositions, les participants entendent promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive, reposant sur la coopération entre les États et une meilleure prise en compte des intérêts des pays en développement. La mise en œuvre de ces recommandations dépendra toutefois de leur traduction en engagements concrets au sein des instances internationales.

 

KR