Cosmétiques : une réforme majeure adoptée par le Nigeria

Cosmétiques : une réforme majeure adoptée par le Nigeria

Malgré les contrôles, des tests menés par l’agence nigériane de régulation révèlent la présence persistante de substances interdites dans certains cosmétiques vendus sur le marché.

Le gouvernement nigérian a approuvé une politique nationale sur la sécurité et la santé liées aux produits cosmétiques, établissant un cadre réglementaire pour la fabrication, l’importation, la vente, l’utilisation et l’élimination de ces produits.

Selon l’OMS, une étude menée dans l’État d’Anambra a révélé la présence de plomb dans 62 pour cent des cosmétiques testés, avec des concentrations dépassant de plus de quatre fois la norme internationale. Des enquêtes à Ibadan et Lagos ont également détecté du cadmium, du plomb et du nickel à des niveaux supérieurs à ces mêmes normes.

La politique repose sur trois axes : renforcer la surveillance réglementaire, mettre en place un système national de vigilance cosmétique et améliorer la coordination entre agences afin de garantir le respect des normes de sécurité et de qualité et la détection rapide des produits nocifs. Elle vise aussi à renforcer la chaîne de valeur des cosmétiques en encourageant une fabrication plus sûre et un commerce responsable.

Le dispositif s’inscrit dans les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine, selon le gouvernement. D’après la même source, l’industrie cosmétique nigériane est devenue un secteur dynamique, avec un marché estimé à plus de 7,8 milliards de dollars. Le Nigeria a enregistré depuis 2022 près de 9 000 produits cosmétiques conformes aux exigences réglementaires nationales.

Le gouvernement a appelé les partenaires nationaux à soutenir la mise en œuvre de cette politique. Il a également invité les consommateurs à privilégier les produits étiquetés, les industriels à respecter les normes et les acteurs de santé à détecter précocement les effets des cosmétiques sur la santé. L’OMS a collaboré en 2025 avec les autorités nigérianes et d’autres partenaires nationaux pour l’élaboration de la nouvelle politique. Elle a fourni des conseils techniques, des données et aidé à renforcer les systèmes de surveillance et de signalement.

 

DPA


 

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