Gouvernance des données de santé : bientôt un atelier national de renforcement du cadre législatif ivoirien
La Société ivoirienne de biosciences et d’informatique médicale (Sibim) prévoit un atelier national de renforcement du cadre législatif de gouvernance des données de santé dans le pays. Ce séminaire se tiendra le 30 avril 2026. Il bénéficie de la collaboration du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle (Mshp-Cmu).
Le colloque en perspective est organisé en partenariat avec Transform health et Health informatics in Africa (Helina). Il réunira environ 50 participants issus des institutions gouvernementales, établissements de santé. Sans oublier les autorités de régulation, organisations professionnelles, partenaires au développement et organisations de la société civile. Les participants sont notamment des juristes, informaticiens, cliniciens et décideurs.

Contexte et enjeux
Le système de santé ivoirien baigne dans un contexte de transformation numérique accélérée. Par conséquent, la production et l’utilisation des données de santé connaissent une croissance significative. Cette dynamique soulève des enjeux majeurs liés à la protection des données personnelles et sensibles de santé. Ces enjeux concernent aussi la sécurité des systèmes d’information sanitaire, l’interopérabilité entre les acteurs. Sans exclure l’utilisation secondaire et éthique des données, la gouvernance institutionnelle et la responsabilité juridique.
Face à ces défis, il devient impératif de consolider le cadre juridique encadrant la collecte, le traitement, le partage et la protection des données de santé en Côte d’Ivoire. Ces informations émanent d’un communiqué de l’institution, transmis à la rédaction, ce mardi 24 mars 2026.
Objectif de l’atelier
L’objectif général de cet atelier est d’engager les principales parties prenantes dans un processus participatif. Cette politique vise à identifier les lacunes juridiques existantes. Mais aussi à proposer une feuille de route législative nationale, pour une gouvernance efficace des données de santé.
De manière spécifique, il s’agira notamment d’analyser le cadre juridique existant et en identifier les insuffisances. D’examiner les instruments juridiques à élaborer ou à actualiser (lois, décrets, arrêtés, directives). De définir les approches de remédiation, ainsi que les responsabilités institutionnelles. Il sera aussi question de proposer des activités de soutien à la mise en œuvre. De formuler des recommandations concrètes à l’endroit des autorités.
Résultats attendus
À l’issue des travaux, les participants devront aboutir à un état des lieux partagé des lacunes juridiques. Le séminaire est censé déboucher sur une cartographie des instruments juridiques prioritaires, une clarification des rôles des institutions et parties prenantes. Il doit permettra l’élaboration d’une feuille de route structurée basée sur le processus législatif (rédaction, consultation, adoption). Avec un plan d’activités programmatiques de soutien. Sans oublier la mise à disposition d’un document de synthèse destiné aux autorités, pour validation et mise en œuvre.
Méthodologie
L’atelier se déroulera selon une approche participative articulée autour de trois phases. Il sera question d’une plénière d’ouverture consacrée aux allocutions officielles et à la présentation du cadre juridique existant. Il est prévu des travaux en groupes thématiques permettant d’approfondir les réflexions sur des axes spécifiques. Avec une session de restitution et de validation des propositions formulées.
Ce colloque constitue une étape stratégique, dans le renforcement de la gouvernance des données de santé en Côte d’Ivoire. Il contribue surtout à la construction d’un environnement juridique adapté aux exigences de la santé.
AR
