Nigeria : une attaque jihadiste fait tomber un haut responsable militaire
Dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 avril 2026, plusieurs sites militaires du nord-est du Nigeria ont été la cible d’attaques coordonnées. Les frappes ont visé des positions à Benisheikh, Pulka et Munguno, toutes situées dans l’État de Borno, foyer d’une insurrection jihadiste qui perdure depuis plus de dix-sept ans.
À Benisheikh, la base implantée dans le district de Kaga a été prise d’assaut en pleine nuit. Le chef des opérations conjointes de la localité, le brigadier-général O.O. Braimah, a trouvé la mort au cours des combats, d’après des témoignages recueillis auprès de sources locales et militaires.
Les images circulant depuis le site témoignent de l’ampleur des violences avec des murs calcinés, des ouvertures soufflées, des tôles tordues et plusieurs engins militaires réduits en cendres. Les assaillants ont rapidement mis en difficulté les défenseurs, lesquelles pertes se chiffrent à au moins dix-huit soldats tués lors de l’attaque.
Le décès de O.O. Braimah marque le second assassinat d’un officier supérieur de l’armée nigériane en moins de six mois. En novembre 2025, le brigadier-général Musa Uba avait été tué lors d’un assaut attribué à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) à Damboa, également dans le Borno.
Escalade des assauts et réponse des autorités
Ces dernières semaines, les groupes armés affiliés à l’ISWAP semblent concentrer leurs attaques sur les camps et garnisons de la région, multipliant les opérations simultanées contre des bases isolées. La nuit dernière, au moins trois installations ont été visées en même temps, selon les premiers éléments disponibles.
Le ministère de la Défense a reconnu une hausse des agressions contre les forces armées tout en assurant que les pertes infligées aux groupes terroristes restent plus importantes. Les autorités militaires poursuivent les opérations de ratissage et d’enquête pour déterminer l’ampleur exacte des dégâts et retrouver les auteurs de ces assauts.
RNDC
