Un atelier sur les risques des pesticides au Zimbabwe et en Zambie

ARCHIVE - La FAO estime que 385 millions de cas d'empoisonnement involontaire par les pesticides se produisent chaque année dans le monde. Photo: FAO/Photo de presse/dpa

Il s’agit de réduire l’utilisation des HPP, un groupe particulier de pesticides qui causent les dommages les plus graves à la santé humaine et à l’environnement.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est associée à l’Agence suédoise des produits chimiques pour aider le Zimbabwe et la Zambie à réduire les risques liés à l’utilisation des pesticides hautement dangereux (HHP). À cet effet, un atelier d’apprentissage et d’échange de deux jours a été organisé à Harare entre les organismes de réglementation des pesticides des deux pays. Cet atelier a abouti à l’élaboration de projets d’atténuation des risques des HHP (Highly Hazardous Pesticides).

Les parties prenantes ont appelé à mettre fin à l’utilisation des HHP et ont affirmé qu’il était possible d’augmenter la productivité sans les utiliser. Elles ont noté que cela était possible d’autant que les HHP ne représentaient qu’un faible pourcentage des pesticides homologués, variant entre 6 et 13 pour cent selon les pays.

L’atelier a abouti également à l’échange d’informations sur l’état d’avancement de l’identification des produits phytosanitaires dangereux et de l’évaluation des besoins en Zambie et au Zimbabwe, a indiqué la FAO. Les régulateurs des deux pays ont appelé à l’utilisation d’alternatives moins dangereuses. Parmi elles, des pratiques de lutte intégrée contre les ravageurs, des mesures de gestion pour améliorer l’utilisation correcte et la réduction des risques, comme la formation des agriculteurs, en assurant la disponibilité et l’utilisation des équipements de protection individuelle.

La Zambie et le Zimbabwe collaborent déjà sur la formulation d’une stratégie harmonisée d’atténuation des HPP qui contribuerait à renforcer la réglementation tout en appelant l’industrie des pesticides à faire preuve de volonté pour mettre un terme à l’utilisation des HPP.

Ces produits causent des dommages graves et irréversibles à l’environnement et à la santé humaine, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La FAO estime que 385 millions de cas d’empoisonnement involontaire par les pesticides se produisent chaque année dans le monde.

DPA

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