À l'occasion de l'Achoura, le Conseil Supérieur Ahlul-Bayt de Côte d'Ivoire (COSABCI) a réuni, ce dimanche à Marcory, des centaines de fidèles pour commémorer la tragédie de Karbala, marquant le martyre de l'imam Hussein (Ousseni), petit-fils du prophète Mohammed (PSL). Cette célébration a permis de rappeler les enseignements de l'imam Hussein, fondés sur la justice, le sacrifice, le pardon et la paix.

Placée sous le parrainage du ministre-conseiller à la Présidence de la République, Laurent Tchagba, la cérémonie a enregistré la présence de son représentant, l'honorable député Cissé Tiémoko.

 

 Dans son allocution, celui-ci a invité les fidèles à faire de l'amour, du partage, du vivre-ensemble et du pardon les fondements de leur engagement quotidien.

D'entrée de jeu, il a souligné que le martyre de l'imam Hussein demeure l'un des épisodes les plus marquants et les plus douloureux de l'histoire de l'islam. Toutefois, a-t-il insisté, cette tragédie doit être perçue comme une source d'enseignements plutôt que comme un facteur de division entre les croyants.

« L'amour, le partage, le vivre-ensemble et, par-dessus tout, le pardon sont des valeurs essentielles qui doivent guider nos vies », a-t-il déclaré devant les fidèles.

Abordant ensuite la question de l'unité des musulmans, le député a estimé que les différences d'interprétation religieuse ne sauraient remettre en cause la fraternité entre les croyants.

« Vous commémorez aujourd'hui le martyre de l'imam Hussein, tandis que d'autres consacrent cette période au jeûne et à la prière. Malgré ces approches différentes, elles ne doivent pas nous diviser », a-t-il affirmé.

 

Poursuivant , le représentant du ministre Laurent Tchagba a fait observer que la diversité entre les hommes et les religions relève de la volonté divine. Il a ainsi exhorté chacun à se distinguer par ses bonnes œuvres et à préserver l'esprit de fraternité.

 

 

Selon lui, seule une communauté unie autour des enseignements de Dieu est en mesure de relever les défis de son époque. « Qu'on le veuille ou non, seule l'union nous permettra de surmonter les épreuves. Si nous ne parlons pas d'une même voix dans un esprit de communion, notre avenir risque de s'assombrir », a-t-il averti.

 

Évoquant enfin le pardon, il a reconnu qu'il constitue sans doute l'une des épreuves les plus difficiles pour les croyants, avant de rappeler que Dieu privilégie toujours le pardon à la vengeance.

Pour clore son intervention, l'honorable Cissé Tiémoko a exhorté la communauté musulmane à promouvoir la fraternité, la solidarité et la paix, afin que l'islam demeure un véritable facteur de cohésion sociale et de vivre-ensemble en Côte d'Ivoire.

 

 SY