Le gouvernement béninois et l’Union européenne ont tenu, mercredi 21 octobre 2026 à Cotonou, la deuxième édition de leur dialogue de partenariat. Au menu des échanges : les infrastructures, l’accès à l’eau et à l’électricité, le financement des PME, la formation professionnelle et la lutte contre l’extrémisme violent.

 

Le Bénin et l’Union européenne entendent consolider leurs relations institutionnelles et économiques. Les deux parties se sont retrouvées, mercredi 21 octobre 2026 à Cotonou, à l’occasion de la deuxième édition du dialogue de partenariat, une rencontre de haut niveau consacrée au bilan de leur coopération et à la définition de nouvelles pistes d’action en faveur du développement du pays.

 

Cette session a permis aux représentants béninois et européens d’évaluer les acquis des accords en cours et d’examiner les moyens d’adapter les projets communs aux priorités nationales. L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité de la coopération et de faire bénéficier directement les populations des retombées des initiatives engagées.

 

À l’ouverture des travaux, la ministre des Affaires étrangères, chargée de l’Intégration des Afrodescendants, Corinne Amori Brunet, a insisté sur l’importance d’un dialogue pragmatique, axé sur des résultats concrets. Une approche partagée par le chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Stéphane Mund, qui a salué un cadre régulier de concertation permettant d’examiner les défis communs et d’identifier de nouveaux leviers de croissance.

 

Des secteurs stratégiques au cœur des discussions

 

Les échanges ont porté sur plusieurs domaines essentiels à la transformation socio-économique du Bénin. Les deux parties ont notamment abordé l’aménagement des pôles territoriaux, l’extension des réseaux électriques, l’accès à l’eau potable et l’assainissement.

 

La modernisation des infrastructures du Port autonome de Cotonou et le renforcement de l’intégration sous-régionale figuraient également parmi les sujets examinés.

 

Les discussions ont par ailleurs concerné le financement des petites et moyennes entreprises (PME), la formation professionnelle, la transition numérique et la promotion du tourisme. La formalisation des activités économiques ainsi que la prévention de l’extrémisme violent dans les zones sensibles ont également été inscrites à l’ordre du jour.

 

Cette diversité de sujets témoigne de l’étendue des domaines dans lesquels Cotonou et Bruxelles souhaitent poursuivre leur collaboration.

 

L’accent mis sur des résultats concrets

 

Prenant part aux échanges, le ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou, a souligné la dimension stratégique et géopolitique du partenariat. Il a rappelé la nécessité d’obtenir des résultats tangibles, notamment pour soutenir les efforts de lutte contre l’extrême pauvreté.

 

La délégation béninoise comptait également Janvier Yahouédéou, chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Édouard Dahomé, en charge de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, ainsi que Yassine Latoundji, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine.

 

Les ministres délégués Djibril Mama Cissé Moussa, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et Gildas Agonkan, chargé de la Défense nationale, ont également participé à cette rencontre.

 

À travers ce deuxième dialogue de partenariat, le Bénin et l’Union européenne réaffirment leur volonté de faire de leur coopération un levier de développement économique et social. La concrétisation des priorités abordées constituera un enjeu majeur pour traduire les engagements pris en bénéfices tangibles pour les populations béninoises.

 

TALLEB DE LA