La procédure judiciaire visant l’activiste panafricaniste Kémi Séba franchit une nouvelle étape en Afrique du Sud. Lors d’une audience tenue le vendredi 22 mai 2026 à Pretoria, la justice sud-africaine a officiellement pris acte du mandat d’arrêt international émis par le Bénin et transmis par le canal d’Interpol.
Une première audience consacrée au volet extradition a été programmée pour le 14 juillet 2026. En attendant cette échéance, l’activiste demeure placé en détention.
Avant cette date, Kémi Séba devra de nouveau comparaître le 8 juin prochain aux côtés de son fils et de François van der Merwe dans le cadre d’une procédure liée à un séjour irrégulier ainsi qu’à une présumée tentative de sortie clandestine du territoire sud-africain. Le tribunal a par ailleurs rejeté sa demande de prise de parole, préférant maintenir les débats dans un cadre exclusivement juridique.
Avec l’activation officielle de la procédure d’extradition par les autorités béninoises, la pression judiciaire s’intensifie autour du militant. Pour rappel, il fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux délivrés par le parquet spécial près la CRIET. Le premier, daté du 13 juin 2025, porte sur des accusations de blanchiment de capitaux. Le second, émis le 12 décembre 2025, concerne des faits présumés d’apologie de crime, d’incitation à la haine et à la violence, dans le contexte de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 au Bénin.
Cette évolution donne désormais une dimension diplomatique et judiciaire encore plus sensible à l’affaire, avec la possibilité d’une extradition de Kémi Séba vers le Bénin dans les prochains mois.