L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé un financement de 28 millions de dollars destiné à renforcer l’accès aux soins de santé des réfugiés et des communautés hôtes dans cinq pays d’Afrique de l’Est.

 

 

 Ce soutien financier, apporté par des partenaires privés et philanthropiques danois, vise notamment à lutter contre la progression des maladies non transmissibles, dont l’impact ne cesse de croître sur le continent.

 

Cette initiative repose sur trois partenariats stratégiques conclus avec la Fondation Novo Nordisk, la World Diabetes Foundation et l’entreprise Novo Nordisk. Elle bénéficiera au Kenya, à l’Éthiopie, à la Tanzanie, au Burundi et au Rwanda, des pays qui accueillent ensemble plus de 2,3 millions de personnes déplacées de force.

 

Renforcer les systèmes de santé et l’accès aux soins

Prévus sur une période de trois ans, ces partenariats s’articulent autour de plusieurs axes prioritaires. L’un des principaux objectifs consiste à améliorer la prévention, le dépistage et la prise en charge des maladies non transmissibles, en particulier le diabète et l’hypertension, qui figurent parmi les pathologies chroniques les plus répandues.

 

Le programme prévoit également le renforcement des capacités des systèmes de santé grâce à la formation du personnel médical et à la modernisation des infrastructures sanitaires. Parallèlement, les partenaires entendent favoriser l’intégration des réfugiés dans les dispositifs nationaux de santé afin de garantir un accès plus équitable aux services médicaux.

 

Une population particulièrement vulnérable

Le HCR souligne que les personnes déplacées sont souvent confrontées à de nombreuses difficultés pour accéder au diagnostic et aux traitements adaptés. Cette situation augmente considérablement les risques de complications, de détérioration de leur état de santé et, dans certains cas, de décès prématurés liés à des maladies qui auraient pu être prévenues ou prises en charge à temps.

S’appuyant sur des collaborations déjà existantes, ce nouveau programme ambitionne d’étendre des modèles de soins ayant fait leurs preuves. Il prévoit également l’introduction de solutions plus résilientes face aux effets du changement climatique, le renforcement des systèmes de collecte de données sanitaires et une meilleure continuité des soins pour les populations déplacées, y compris au-delà des frontières.

 

Une menace sanitaire en pleine expansion

 

Les fonds mobilisés répondent à une préoccupation croissante liée à l’augmentation des maladies non transmissibles. Selon les données citées par le HCR, leur prévalence a progressé de 13 points de pourcentage entre 2000 et 2019, avec pour conséquence une hausse des décès prématurés.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les maladies non transmissibles sont responsables de 74 % des décès dans le monde. En Afrique, elles représentent actuellement 37 % de la mortalité totale, mais leur progression rapide sur le continent constitue une source d’inquiétude majeure pour les autorités sanitaires.

 

À travers ce financement, le HCR et ses partenaires cherchent non seulement à améliorer l’accès aux soins pour des millions de réfugiés, mais aussi à renforcer durablement les systèmes de santé des pays d’accueil. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte où les maladies chroniques deviennent progressivement l’un des principaux défis sanitaires de l’Afrique de l’Est.