| À quelques jours des manifestations anti-immigrés annoncées pour la semaine prochaine, la police sud-africaine a déployé un impressionnant dispositif sécuritaire, vendredi à Johannesburg, afin de rassurer la population sur sa capacité à maintenir l'ordre. |
Des unités de policiers marchant en rangs serrés, des véhicules blindés et des hélicoptères mobilisés ont marqué cette démonstration de force organisée par les autorités, dans un contexte de fortes tensions autour de la question migratoire.
Les rassemblements prévus interviennent alors que plusieurs groupes citoyens ont fixé de manière informelle au 30 juin la date limite pour le départ des migrants du territoire sud-africain. Face aux inquiétudes suscitées par cet ultimatum, les autorités ont réaffirmé leur détermination à faire respecter la loi et à garantir la sécurité de tous.
« Tout le monde a le droit de manifester. Vous l'avez gagné, c'est inscrit dans la Constitution. Mais cela ne vous donne pas le droit d'intimider ceux qui ne souhaitent pas manifester à vos côtés. Nous protégerons tout le monde, y compris les sans-papiers, les personnes en situation irrégulière ou toute autre personne se trouvant en Afrique du Sud », a déclaré la vice-ministre de la Police, Polly Boshielo.
De son côté, la commissaire nationale par intérim du Service de police sud-africain, Puleng Dimpane, a averti que toute personne impliquée dans des actes contraires à la loi devra répondre de ses actes.
« Toute personne identifiée comme devant répondre de ses actes sera traitée en conséquence. Nous travaillons sans relâche et disposons des informations nécessaires. Toute personne qui enfreint la loi sera traitée sans crainte ni favoritisme », a-t-elle affirmé.
Depuis plusieurs semaines, l'Afrique du Sud est confrontée à une recrudescence des violences visant des ressortissants étrangers, principalement originaires d'autres pays africains, ravivant les inquiétudes quant à une montée des tensions xénophobes dans le pays.