| Un pasteur de 59 ans et son épouse de 58 ans ont été interpellés le vendredi 16 octobre à Siyabuswa, dans la province du Mpumalanga, après la découverte d’environ 200 personnes dans un centre de désintoxication non autorisé. Deux mineurs figuraient parmi les pensionnaires. Quatorze personnes ont été hospitalisées et une enquête a été ouverte, notamment pour des faits présumés d’enlèvement. |
La découverte d’un centre de désintoxication non enregistré a conduit à l’arrestation d’un pasteur et de son épouse en Afrique du Sud. Le vendredi 16 octobre, les autorités ont interpellé le couple à Siyabuswa, dans la province du Mpumalanga, après avoir trouvé près de 200 personnes dans l’établissement, alors que ses responsables avaient déclaré en accueillir une soixantaine.
Les deux suspects font notamment l’objet de poursuites pour enlèvement. Les enquêteurs cherchent à déterminer dans quelles conditions les pensionnaires ont été admis dans le centre et s’ils y étaient maintenus contre leur volonté.
Une inspection qui révèle des conditions préoccupantes
L’opération a débuté la veille, lorsque des agents du département provincial du Développement social, chargés d’inspecter les établissements non enregistrés, ont sollicité l’intervention de la police.
Sur place, les équipes ont découvert environ 200 pensionnaires, dont une trentaine de femmes. Parmi eux se trouvaient également un garçon de 11 ans et une adolescente de 16 ans, hébergés avec des adultes.
Les autorités sociales ont décrit des conditions d’hébergement préoccupantes, marquées par des chambres surpeuplées, des installations sanitaires insuffisantes et des robinets fermés. Certaines personnes présentaient des plaies, tandis que d’autres auraient été enchaînées.
Ces constatations ont conduit les services compétents à prendre en charge les pensionnaires et à engager des démarches pour évaluer leurs besoins sanitaires et sociaux.
Quatorze pensionnaires conduits à l’hôpital
Au total, 14 personnes ont été transportées à l’hôpital pour recevoir des soins. Le département provincial du Développement social a également commencé à contacter les familles et à orienter les pensionnaires nécessitant un accompagnement médical ou psychosocial vers les services appropriés.
La présence de deux mineurs dans le centre constitue un autre élément examiné par les autorités, qui doivent notamment établir les circonstances de leur admission et les conditions de leur prise en charge.
Des poursuites pour plusieurs infractions présumées
Outre les accusations d’enlèvement, le pasteur et son épouse doivent répondre de faits présumés liés à l’exploitation d’un centre de traitement non enregistré et au non-respect des règles sanitaires.
La police a précisé que d’autres arrestations ou chefs d’accusation pourraient intervenir à mesure que les investigations avancent.
Les deux suspects doivent comparaître le lundi 19 octobre devant le tribunal de Mdutjana, à Siyabuswa. Leur comparution doit permettre de poursuivre la procédure judiciaire engagée après la découverte de l’établissement.
Des paiements mensuels au cœur des investigations
Le département provincial du Développement social a également indiqué que les pensionnaires versaient 3 000 rands par mois. Sur cette somme, 1 300 rands auraient été reversés à l’église dans le cadre d’un dispositif impliquant des recruteurs.
Les autorités doivent encore déterminer le rôle exact de ces différents intervenants et les conditions dans lesquelles les paiements étaient organisés.
L’enquête devra établir les responsabilités éventuelles dans le fonctionnement du centre et les conditions de séjour des pensionnaires. En attendant les conclusions de la procédure judiciaire, les personnes prises en charge doivent être orientées vers les services capables de répondre à leurs besoins médicaux et psychosociaux.
P V