La police sud-africaine a confié les investigations à une unité spéciale après le meurtre d'Andile Mvuyelwa Somgxada, figure du mouvement « March and March », dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de l'immigration.

 

Les autorités sud-africaines ont ouvert une enquête sur le meurtre d'Andile Mvuyelwa Somgxada, dirigeant du mouvement anti-migrants « March and March ». Les investigations ont été confiées à une brigade spéciale afin de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat.

 

Un responsable tué à Johannesburg

Andile Mvuyelwa Somgxada avait été grièvement blessé par balles devant son domicile à Johannesburg au début du mois de juillet. Il a succombé à ses blessures quelques jours plus tard à l'hôpital.

 

Selon plusieurs sources, d'autres responsables engagés dans la lutte contre les migrants auraient également reçu des menaces de mort.

 

Un climat de tensions persistantes

L'Afrique du Sud est régulièrement confrontée à des violences xénophobes visant principalement des ressortissants africains. Des groupes non officiels les accusent notamment de prendre les emplois des Sud-Africains et de contribuer à l'insécurité dans le pays.

 

Plus de 50 000 migrants expulsés

Le gouvernement sud-africain affirme avoir expulsé ou rapatrié plus de 50 000 migrants. Face à la montée des violences, plusieurs pays africains ont, de leur côté, organisé le rapatriement volontaire de leurs ressortissants afin d'assurer leur sécurité.

 

POUZE PATRICK