| Malgré une contraction de l’économie au deuxième trimestre, la Banque centrale sud-africaine a relevé son taux directeur de 25 points de base. Les crédits immobiliers, automobiles et autres prêts à taux variable seront plus coûteux à partir du 25 septembre. |
Une hausse malgré le ralentissement économique
La Banque centrale sud-africaine a décidé, mercredi 23 septembre, de relever son taux directeur de 25 points de base, le portant à 7,25 %. La décision, adoptée à l’unanimité par le Comité de politique monétaire, entraînera une hausse du taux préférentiel des banques commerciales à 10,75 % à compter du vendredi 25 septembre.
Cette décision intervient dans un contexte économique marqué par un ralentissement. Le produit intérieur brut s’est contracté de 0,2 % au deuxième trimestre et la Banque centrale a abaissé sa prévision de croissance pour 2026, de 1,4 % à 1,2 %.
Les crédits vont coûter plus cher
La hausse du taux directeur devrait se répercuter sur les emprunts indexés sur le taux préférentiel. Les prêts immobiliers, les crédits automobiles et d’autres financements à taux variable devraient ainsi devenir plus coûteux pour les emprunteurs à partir du 25 septembre.
Cette décision intervient alors que l’inflation reste sous surveillance. Elle s’établissait à 4,4 % en août, selon la Banque centrale.
Les tensions sur les carburants au cœur de la décision
Le gouverneur de la Banque centrale sud-africaine, Lesetja Kganyago, a expliqué le resserrement monétaire par les nouvelles tensions sur les marchés des carburants.
L’institution évoque notamment la faiblesse des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, les perturbations des exportations saoudiennes liées aux combats au Yémen ainsi que les dommages causés aux capacités de raffinage par la guerre en Ukraine.
Ces facteurs alimentent les inquiétudes concernant l’évolution des prix de l’énergie et leurs conséquences sur l’inflation.
Une inflation attendue au-dessus de 5 %
La Banque centrale prévoit que l’inflation dépasse 5 % à la fin de 2026 et au début de 2027, avant de revenir progressivement vers son objectif de 3 % à la fin de 2027.
Malgré le relèvement annoncé mercredi, son scénario central prévoit un taux directeur globalement stable jusqu’à la fin de l’année.
La décision place ainsi la politique monétaire sud-africaine face à un double enjeu : contenir les pressions inflationnistes tout en évoluant dans une économie qui vient d’enregistrer une contraction au deuxième trimestre.
KR