| Les autorités algériennes accusent les suspects, dont un ancien militaire marocain, d’avoir projeté des actions portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Rabat. |
Les tensions entre l’Algérie et le Maroc connaissent un nouvel épisode. Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche, l’arrestation de 61 ressortissants marocains au début du mois, soupçonnés d’avoir préparé des actes de sabotage sur le territoire algérien.
Dans un communiqué relayé par les médias publics, la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN) a présenté les suspects comme les membres présumés d’un « réseau criminel marocain international ». Toutefois, les autorités n’ont pas communiqué de précisions sur la nature des actions envisagées ni sur les éléments matériels étayant leurs accusations.
Un ancien militaire marocain parmi les suspects
Selon la DGSN, les 61 personnes interpellées, parmi lesquelles figure un ancien soldat de l’armée marocaine, « se préparaient à commettre des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public ».
Les autorités algériennes affirment également que les suspects seraient entrés sur le territoire national par des sentiers de montagne depuis la Tunisie voisine.
À ce stade, les informations rendues publiques ne permettent pas de déterminer les circonstances précises de leur arrestation ni les suites judiciaires engagées contre eux. Les accusations avancées par les autorités restent donc à examiner dans le cadre de la procédure judiciaire.
Des relations diplomatiques toujours rompues
Cette affaire survient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre l’Algérie et le Maroc. Les deux pays, dont la frontière terrestre commune est fermée depuis 1994, sont en désaccord sur plusieurs questions régionales.
En août 2021, Alger a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Rabat, invoquant alors plusieurs différends entre les deux États.
Le dossier du Sahara occidental demeure l’un des principaux points de friction. Ancienne colonie espagnole, ce territoire est en grande partie contrôlé par le Maroc depuis 1975 et figure sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies.
Rabat considère le Sahara occidental comme faisant partie intégrante de son territoire et défend un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. De son côté, Alger soutient le Front Polisario, qui revendique l’indépendance du territoire et le droit de son peuple à l’autodétermination.
L’annonce de ces arrestations pourrait ainsi raviver les tensions entre les deux voisins maghrébins, alors que les relations diplomatiques restent rompues et que les différends politiques entre Alger et Rabat demeurent profonds.
TALLEB DE LA