La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a apporté des précisions sur l’arrêté n°0750/MCF/CAB du 14 octobre 2025, qui détermine le régime applicable aux entrepreneurs de spectacles vivants en Côte d’Ivoire.


 

Le vendredi 4 septembre 2026, à la Fabrique culturelle, dans la commune de Cocody, des acteurs du théâtre, de la danse, du conte, de la musique, du slam, du cirque, de l’humour, des marionnettes, des arts de la rue et des arts patrimoniaux, ainsi que des producteurs, promoteurs et diffuseurs, ont pris part à une rencontre consacrée notamment à la présentation d’un plaidoyer relatif à cet arrêté, qui suscite des préoccupations dans le secteur.

Face aux acteurs, Françoise Remarck a expliqué que le texte contesté s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années, sous ses prédécesseurs au ministère de la Culture. Selon elle, les travaux ont débuté en 2014 et l’arrêté adopté en 2025 vient encadrer la mise en application du dispositif.

La ministre a également précisé que les dispositions visées concernaient principalement les promoteurs de grands spectacles.

« La partie qui fait la promotion du spectacle vivant n’était pas concernée. C’est écrit dans l’exclusion, à l’article 10 du décret. On avait privilégié ceux qui sont concernés par les grands spectacles », a-t-elle expliqué.

Françoise Remarck est également revenue sur les préoccupations exprimées par des producteurs de spectacles concernant l’organisation d’événements en Côte d’Ivoire par des promoteurs étrangers.

« Une association est venue me voir en 2022, l’Association des producteurs de spectacles. Ils m’ont dit : “Madame, quand on veut organiser au Bénin, au Burkina, au Mali, on est obligé de passer par un promoteur local. Alors que chez nous, tout le monde vient, tout le monde organise.” »

Vers une prise en compte des spécificités du secteur

En réponse au plaidoyer présenté par les acteurs des arts vivants, la ministre s’est dite favorable à une concertation afin de mieux prendre en compte les particularités des différentes disciplines.

 

« On ne souhaite pas que toute votre vie vous soyez exclus. J’ai apprécié votre plaidoyer. Vous avez dit : même si on est exclus, on veut être concernés. On va travailler ensemble pour que l’arrêté vous prenne en charge en tenant compte de votre spécificité : conte, théâtre, marionnette, cirque. »

 

La ministre a ainsi indiqué que le texte pourrait être reprécisé afin d’éviter les incompréhensions sur son champ d’application.

 

Elle a enfin exhorté les artistes et professionnels du secteur à se faire connaître auprès du ministère en s’inscrivant sur les plateformes dédiées. Elle les a également encouragés à disposer d’une couverture sociale et d’une assurance, afin de mieux se protéger face aux difficultés pouvant survenir au cours de leur carrière.

La rencontre ouvre ainsi la voie à de nouvelles discussions entre le ministère de la Culture et les acteurs des arts vivants en vue d’une meilleure prise en compte des réalités de leurs différentes disciplines.

 

Sandra Kohet