Les principaux services bancaires ont poursuivi leur hausse en 2026, renforçant les critiques des associations de consommateurs. Selon le rapport annuel de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), publié ce mardi, les tarifs ont progressé de 2,7 % entre février 2025 et février 2026, après une augmentation de 3,1 % l'année précédente. Une évolution près de trois fois supérieure au rythme de l'inflation.
Dans le détail, les frais de tenue de compte ont augmenté de 3,71 %, atteignant en moyenne 22,39 euros par an. Les cartes bancaires internationales à débit immédiat et à débit différé enregistrent des hausses respectives de 1,59 % et 1,57 %, avec un coût moyen avoisinant 45 euros par an. Les offres groupées de services ont également progressé de 2,37 % entre avril 2025 et avril 2026.
Banques et consommateurs s'opposent sur ces hausses
La Fédération bancaire française (FBF) estime que cette évolution s'inscrit dans une « trajectoire maîtrisée » des prix, mettant en avant l'augmentation des coûts liés aux salaires et aux systèmes informatiques.
À l'inverse, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) juge ces hausses difficilement justifiables au regard des bénéfices des principales banques françaises, qui ont dépassé 35 milliards d'euros en 2025. L'organisation dénonce également le manque de transparence concernant les frais d'irrégularités et d'incidents de paiement, et réclame la mise en place d'une mission d'information parlementaire sur cette question.
L'Observatoire des tarifs bancaires, qui analyse les prix pratiqués par 102 établissements représentant 99 % du marché, souligne que les frais liés aux incidents bancaires ont encore contribué à la hausse des tarifs, même si leur progression reste moins marquée qu'en 2025. De son côté, l'association CLCV évalue à 3 % l'augmentation moyenne des frais bancaires en 2026, notamment sur les services de base.
TALLEB DE LA