Michael Adankpekindé, enseignant en poste à Agbangnizoun, a perdu la vie dans la nuit du vendredi 9 octobre 2026 après avoir été emporté par le courant alors qu’il tentait de traverser une zone inondée. Ce drame intervient deux semaines après la mort par noyade d’un autre enseignant et de son fils dans des circonstances similaires.

 

Le corps sans vie de Michael Adankpekindé, instituteur âgé de 27 ans, a été repêché dans la nuit du vendredi 9 octobre 2026, aux environs de 23 h 17, dans le fleuve Couffo, au Bénin. Le drame s’est produit au niveau du pont d’Ahogbéya, un ouvrage de franchissement dont les travaux sont actuellement en cours.

 

De retour de Sahè-Loukpé avec sa conjointe, le jeune enseignant s’est retrouvé confronté à une brusque montée des eaux qui avait rendu la voie impraticable. Descendu de sa moto pour évaluer la profondeur de la zone inondée avant de poursuivre son trajet, il aurait glissé avant d’être emporté par le violent courant. Sa compagne, impuissante face à la scène, a immédiatement alerté les riverains.

 

Des recherches mobilisant les secours et les autorités

 

Alertés par l’épouse de la victime, les habitants du secteur, appuyés par les forces de sécurité et les éléments de la Protection civile du Zou, ont engagé d’importantes opérations de recherche. Les ratissages ont duré plusieurs heures avant de permettre de retrouver le corps de l’enseignant.

 

Le préfet du département du Zou, Dhossou Laurent Zomaï, s’est rendu sur les lieux aux côtés du maire d’Agbangnizoun pour suivre les opérations. Il a présenté ses condoléances à la famille du défunt et appelé les populations à la prudence, notamment en cette période de crue.

 

Il a exhorté les usagers à éviter toute tentative de traversée des cours d’eau lorsque les conditions présentent des risques pour leur sécurité.

 

Deux drames mortels en moins de deux semaines

 

Cette nouvelle disparition endeuille une fois encore le corps enseignant local. Le 28 septembre 2026, Wilfried Houngbadji, instituteur chargé d’une classe de CM1 à l’École primaire publique d’Agonhohoun, avait également péri par noyade avec son jeune fils alors qu’ils rentraient de l’école, selon les informations rapportées.

 

Ces deux drames successifs relancent les préoccupations des populations et des acteurs du secteur éducatif sur la sécurité des voies de franchissement en période de fortes pluies.

 

L’accélération des travaux de construction de ponts adaptés et sécurisés sur les axes à risque apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour protéger les usagers, notamment les enseignants et les élèves contraints d’emprunter ces itinéraires. Dans les localités exposées aux crues, la sécurisation des traversées demeure une urgence pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines.

 

P V