Une affaire criminelle d’une extrême gravité secoue la ville de Bouaké. Le nommé HILI NAPEMALA Samuel a été interpellé le 15 juin 2026 par la Brigade Anticriminalité de la Préfecture de Police de Bouaké alors qu’il transportait un sac contenant le corps d’un enfant âgé d’environ cinq ans.

 

Selon les informations communiquées par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Bouaké, le suspect a reconnu avoir tué l’enfant par strangulation. Au cours de son audition, il a également conduit les enquêteurs vers trois tombes situées dans des broussailles de la zone aéroportuaire de Bouaké, où étaient enterrées trois autres victimes.

 

La poursuite des investigations a permis la découverte d’une quatrième tombe indiquée par le mis en cause. Le corps d’une autre victime y a été retrouvé, portant ainsi à cinq le nombre de personnes qu’il affirme avoir tuées.

 

Lors de son interrogatoire, HILI NAPEMALA Samuel a également déclaré qu’il revendait certaines parties des corps de ses victimes, notamment des crânes et des ossements, à des tiers.

 

Dans ses révélations, il a cité le nommé DOUMBIA Mamadou, âgé de 30 ans et se présentant comme tradipraticien. Interpellé sur instruction du Procureur de la République, ce dernier aurait reconnu avoir acquis auprès du principal suspect des restes humains, dont un crâne.

Une perquisition effectuée à son domicile a permis la découverte d’ossements humains, selon le parquet.

 

Le Procureur de la République a indiqué que les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller toutes les personnes susceptibles d’être impliquées dans cette affaire.


Face à la gravité des faits révélés par l’enquête, les autorités judiciaires assurent que toutes les ramifications de ce dossier seront explorées afin de situer les responsabilités et de traduire devant la justice l’ensemble des personnes impliquées dans ces crimes.