Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont trouvé un terrain d’entente sur un projet d’accord visant à réduire les contrôles sanitaires et les formalités commerciales sur les produits alimentaires et agricoles. En contrepartie, Londres devra s’aligner sur les règles européennes dans ces secteurs.

 

Le Royaume-Uni et l’Union européenne poursuivent leur rapprochement après le Brexit. Selon la BBC, les deux parties se sont entendues sur un projet d’accord destiné à alléger les formalités commerciales et à supprimer certains contrôles sur les échanges de produits alimentaires et agricoles. Le texte, qui compte 200 pages, doit être examiné par les ambassadeurs des États membres mercredi 4 novembre 2026, avant un sommet prévu au cours de ce mois.

 

Ce projet prévoit notamment la suppression des certificats sanitaires à l’exportation, de certains certificats phytosanitaires ainsi que de plusieurs frais liés aux contrôles. Il pourrait également permettre la reprise des exportations vers l’Union européenne de certains produits britanniques, notamment les saucisses fraîches, les burgers et les plants de pommes de terre.

 

Toutefois, ces facilités commerciales restent conditionnées à la conclusion définitive de l’accord.

 

Londres devra s’aligner sur les normes européennes

 

En contrepartie de cette réduction des formalités, le Royaume-Uni s’engagerait à respecter les règles européennes encadrant les échanges de végétaux, d’animaux et de denrées alimentaires, ainsi que leurs éventuelles évolutions. Ce mécanisme, appelé « alignement dynamique », implique un suivi des normes communautaires dans les domaines concernés.

 

L’enjeu concerne également l’Irlande du Nord, qui demeure intégrée au marché unique européen pour les marchandises dans le cadre des arrangements conclus après le Brexit.

 

Actuellement, les produits alimentaires expédiés vers l’Irlande du Nord depuis le reste du Royaume-Uni sont soumis à certaines formalités administratives et à des contrôles physiques. Le nouvel accord pourrait permettre de supprimer progressivement ces exigences.

 

Un rapprochement engagé depuis mai 2025

 

Ce projet s’inscrit dans la dynamique de rapprochement amorcée lors du sommet de Londres du 19 mai 2025. À cette occasion, Londres et Bruxelles avaient annoncé plusieurs mesures destinées à réduire les contrôles sur les produits alimentaires, parallèlement à des accords portant sur la défense et la pêche.

 

Le nouveau texte doit désormais préciser les modalités concrètes de cet allègement commercial. Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne doivent l’examiner au sein du Comité des représentants permanents (Coreper), mercredi 4 novembre.

 

D’autres projets d’accord circulent également entre les deux parties, notamment sur les marchés du carbone et la mise en place d’un dispositif de séjour et de travail destiné aux jeunes. Toutefois, certains aspects de ce dernier mécanisme nécessitent encore des arbitrages au niveau politique.

 

L’examen de ces textes constitue une nouvelle étape dans les discussions entre Londres et Bruxelles pour faciliter leurs relations commerciales et renforcer leur coopération depuis la sortie britannique de l’Union européenne.

 

POUZE Patrick