| Les autorités burundaises ont annoncé leur accord pour accueillir des personnes expulsées des États-Unis, à condition qu’elles ne présentent pas de risque sécuritaire et n’aient aucun lien antérieur avec le pays. |
Le Burundi va accueillir des personnes expulsées des États-Unis, a indiqué mardi Nancy Ninette Mutoni, porte-parole du président burundais. Selon elle, cette décision est soumise à plusieurs conditions, notamment l’absence de poursuites pénales et de liens avec le terrorisme.
« Comme vous l’avez entendu, Son Excellence le président a déclaré que le Burundi accueillerait les personnes expulsées des États-Unis. Mais il a clairement précisé que le Burundi n’accepterait que les personnes qui ne font pas l’objet de poursuites pénales et qui n’ont aucun lien avec le terrorisme », a déclaré la porte-parole.
Un vol d’environ 70 personnes annoncé
Un vol transportant environ 70 personnes devait quitter la Louisiane, aux États-Unis, à destination du Burundi, du Rwanda et de la République centrafricaine.
Les autorités burundaises justifient notamment cette décision par la tradition d’hospitalité qu’elles attribuent au pays. Pour Nancy Ninette Mutoni, cet accueil pourrait également contribuer au renforcement de la coopération avec d’autres États.
« Le premier avantage est que le Burundi accueille depuis longtemps des personnes en situation de détresse. Cela permettra également de renforcer la coopération avec d’autres pays. Les gens ont besoin les uns des autres, et le Burundi accorde une grande importance à la paix et aux bonnes relations », a-t-elle souligné.
Plusieurs pays africains concernés
Le Burundi rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant déjà accueilli des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis dans le cadre de la politique migratoire de l’administration Trump.
La Guinée équatoriale, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo figurent notamment parmi les pays cités dans ce cadre.
Pour les autorités burundaises, l’accueil annoncé reste toutefois conditionné au profil des personnes concernées, notamment en matière de sécurité et de situation judiciaire.
POUZE Patrick