La Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) a annoncé le renforcement de ses mesures de sécurité après l’attaque de sa base temporaire d’Am-Dafock, près de la frontière avec le Soudan. L’assaut, survenu le 30 juin, a fait trois blessés parmi les Casques bleus zambiens, dont un grièvement.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a fermement condamné l’attaque menée contre l’une de ses bases temporaires à Am-Dafock, dans le nord-est du pays.

 

Selon la mission onusienne, trois Casques bleus zambiens ont été blessés au cours de cette offensive, dont un grièvement.

 

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Valentine Rugwabiza, a rappelé que les attaques visant les soldats de la paix « pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international ».

 

Le sous-préfet d’Am-Dafock, Ramadan Abdelkader, a indiqué à l’AFP que des ex-combattants de la Séléka, appuyés par des éléments des Forces de soutien rapide (RSF) venus du Soudan, étaient à l’origine de cette attaque. Selon lui, les affrontements ont fait au moins 22 morts.

 

Face à cette situation, il a appelé les autorités centrafricaines à déployer rapidement des renforts dans cette zone stratégique. Les blessés les plus graves ont été évacués par des aéronefs des Nations unies afin de recevoir des soins.

 

Le responsable administratif a également affirmé que des « alliés russes » avaient ensuite mené des frappes aériennes contre les assaillants, sans toutefois préciser si ces opérations avaient permis de reprendre totalement le contrôle de la localité.

 

Située à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, Am-Dafock demeure l’un des points les plus sensibles du pays.

 

 La localité est régulièrement le théâtre d’incursions de groupes armés opérant de part et d’autre de la frontière, dans un contexte régional marqué par la poursuite de la guerre au Soudan et la présence des Forces de soutien rapide dans les zones frontalières. Cette situation continue d’alimenter les défis sécuritaires auxquels sont confrontées les autorités centrafricaines et la MINUSCA.