Madrid a achevé l'installation d'une barrière flottante de 500 mètres à la frontière de l'enclave de Ceuta afin de limiter les traversées irrégulières en provenance du Maroc. Cette mesure intervient après une recrudescence des tentatives de passage ces derniers jours.

 

L'Espagne a achevé l'installation d'une barrière flottante de 500 mètres le long de la frontière maritime de l'enclave de Ceuta, en Afrique du Nord, dans le but de renforcer la lutte contre l'immigration irrégulière.

 

Selon le quotidien espagnol El País, citant une décision du gouvernement, les travaux, entamés samedi matin au poste-frontière de Tarajal, qui sépare Ceuta du Maroc, sont désormais terminés.

 

D'après le média espagnol, cette infrastructure est conçue pour compliquer les tentatives de franchissement illégal par voie maritime. La partie visible de la barrière s'élève entre 30 et 70 centimètres au-dessus de la surface de l'eau, tandis que sa structure immergée descend jusqu'à un mètre de profondeur.

 

Les médias espagnols estiment que ce dispositif devrait réduire de manière significative les tentatives de passage irrégulier vers l'enclave.

 

Cette mesure intervient après une forte augmentation des tentatives de migration vers Ceuta. Le 30 juillet, plus de 800 migrants en situation irrégulière qui tentaient de rejoindre l'enclave à la nage depuis les côtes de Fnideq, au Maroc, ont été interceptés.

 

Face à cette situation, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, avait assuré que toutes les ressources de l'État étaient mobilisées pour faire face à cette pression migratoire. Madrid avait également ordonné le déploiement des forces armées afin de renforcer la sécurité dans la zone.

 

Selon les estimations citées, près de 69 500 migrants irréguliers ayant pénétré à Ceuta ont été renvoyés au Maroc. Le bilan des personnes décédées en tentant de traverser depuis les côtes marocaines vers l'Espagne s'élève, quant à lui, à 67 morts.