Réunis pendant cinq jours à Grand-Bassam, des experts des administrations publiques et parapubliques ont harmonisé les données économiques et financières de la Côte d’Ivoire et révisé les perspectives macroéconomiques pour la période 2026-2031.

 

Ouvert le lundi 21 septembre 2026 par le directeur général adjoint, Beugré Amos, l’atelier consacré à l’harmonisation des données économiques et financières de la Côte d’Ivoire s’est achevé le vendredi 25 septembre, en présence du directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Ahoussi Arthur Augustin Pascal, représentant le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget.

 

Coordonnés par Touré Vakaramoko, directeur de la Coordination statistique, les travaux ont réuni les experts chargés des prévisions macroéconomiques et des statistiques sectorielles.

 

Durant cinq jours, les participants ont notamment dressé le bilan de la mise en œuvre du Programme économique et financier 2023-2026, évalué ses principaux résultats et tiré les enseignements nécessaires pour la prochaine période.

 

Des perspectives de croissance maintenues

 

Les travaux ont également permis d’assurer la cohérence des différents comptes macroéconomiques sur la base d’hypothèses de projection et de réviser le cadre macroéconomique 2026-2031, dans son édition de septembre 2026.

 

À la clôture, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique a estimé que « la Côte d’Ivoire affiche une bonne santé économique et financière ».

 

Selon le rapport issu des travaux, la Côte d’Ivoire devrait enregistrer une croissance de 6,2 % en 2026, contre 4,3 % pour l’Afrique subsaharienne. La dynamique de croissance devrait également se poursuivre sur la période 2027-2030.

 

Sur le front des prix, l’inflation est projetée à 2,2 % en 2026, soit un niveau inférieur à la norme communautaire fixée à 3 %. Le déficit budgétaire devrait, quant à lui, s’établir à 3,8 % du PIB.

 

Consolidation budgétaire et investissements publics

 

Les réformes engagées dans le cadre du précédent Programme économique et financier devraient contribuer à la poursuite de la consolidation budgétaire à moyen terme, malgré les difficultés auxquelles reste confrontée l’économie mondiale.

 

Le solde du compte des transactions courantes devrait pour sa part ressortir à -1,5 % du PIB, notamment grâce à l’excédent du compte des biens.

 

Par ailleurs, la mise en œuvre du PND 2026-2030 devrait permettre de poursuivre les investissements publics dans les infrastructures prioritaires et à portée sociale. Ces investissements doivent notamment contribuer à réduire davantage la pauvreté, à renforcer la transformation locale des matières premières et à améliorer les revenus des producteurs agricoles.

 

À l’issue des travaux, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique a souligné l’importance du document produit. Selon lui, celui-ci constitue un « véritable outil d’orientation stratégique » destiné à éclairer les décisions de politique économique et budgétaire du gouvernement et à servir de référence dans les échanges avec les partenaires internationaux.

 

Il a enfin annoncé la transmission des résultats et recommandations issus de l’atelier à sa hiérarchie, tout en réaffirmant la disponibilité du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget à accompagner les prochaines consultations avec le Fonds monétaire international (FMI).

 

Ainsi, la révision du cadre macroéconomique 2026-2031 fournit aux autorités ivoiriennes une nouvelle base de référence pour la conduite de leur politique économique et budgétaire au cours des prochaines années.

 

KR