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Portées par la reprise de la demande intérieure et des conditions d’approvisionnement plus favorables, les importations agricoles d’engrais et d’amendements ont atteint 789 500 tonnes en 2025, contre 573 123 tonnes en 2024. |
Les importations d’engrais et d’amendements agricoles ont fortement progressé en Côte d’Ivoire en 2025. Selon le rapport de validation des statistiques des engrais, validé le 14 août 2026, elles ont enregistré une hausse de 38 % en un an, atteignant un niveau record sur la période 2023-2025.
Près de 790 000 tonnes importées
En 2025, la Côte d’Ivoire a importé 789 500 tonnes d’engrais et d’amendements, contre 573 123 tonnes en 2024. Cette progression s’est également accompagnée d’une forte hausse de la consommation apparente.
Celle-ci a augmenté de 41 % pour s’établir à 593 107 tonnes, soit son niveau le plus élevé enregistré au cours des trois dernières années.
À l’inverse, les exportations d’engrais ont légèrement reculé. Elles sont passées de 212 762 tonnes en 2024 à 207 791 tonnes en 2025, soit une baisse de 2 %. Malgré ce repli, leur niveau demeure supérieur à celui observé en 2023.
Des conditions d’approvisionnement plus favorables
Selon le rapport, cette forte progression des importations s’explique notamment par la reprise de la demande nationale, la baisse des prix internationaux observée depuis 2023 ainsi que par l’amélioration des conditions d’approvisionnement.
Cette conjoncture a notamment permis la constitution de stocks plus importants pour répondre aux besoins du secteur agricole.
Le coton et le cacao soutiennent la demande
Le rebond de la demande nationale est également porté par les besoins des filières coton et cacao. Pour le coton, la demande en 2025 est estimée à 34 800 tonnes d’urée et 102 450 tonnes de NPK.
Du côté du cacao, la demande a dépassé les 150 000 tonnes d’engrais pour la deuxième année consécutive en 2025.
Pour la campagne 2025-2026, le gouvernement ivoirien a, de son côté, maintenu les prix d’achat du coton graine et fixé les prix subventionnés du NPK et de l’urée.
Avec ce niveau record d’importations et la progression de la consommation apparente, l’année 2025 confirme ainsi la reprise de la demande d’engrais en Côte d’Ivoire, notamment sous l’impulsion des principales filières agricoles du pays.
KR