La Belgique a dénoncé, jeudi, les sanctions visant la Cour pénale internationale (CPI), ses responsables et les organisations qui coopèrent avec elle. Pour le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, ces mesures fragilisent l’indépendance de la Cour et la lutte contre l’impunité.

 



La Belgique monte au créneau pour défendre la Cour pénale internationale. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné jeudi l’ensemble des sanctions visant la CPI, ses responsables ainsi que les organisations qui collaborent avec elle.

 

« Une atteinte à l’indépendance de la Cour »

 

Dans un message publié sur la plateforme X, le chef de la diplomatie belge a estimé que ces sanctions portent directement atteinte au fonctionnement de la juridiction internationale.

« Ces mesures portent atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la Cour et affaiblissent la lutte mondiale contre l’impunité », a-t-il déclaré.

 

Maxime Prévot a insisté sur la nécessité de permettre à la CPI d’exercer son mandat librement, sans intimidation ni pression politique.

 

Bruxelles invoque le respect du droit international

 

Le ministre belge a également rejeté l’argument de la souveraineté nationale pour justifier de telles mesures.

« Il ne s’agit pas de défendre la souveraineté nationale. Au contraire, la souveraineté implique également la responsabilité de respecter les principes fondamentaux du droit international », a-t-il ajouté.

 

Il a assuré que la Belgique continuerait de soutenir les victimes dans leur quête de justice et a exprimé sa solidarité avec le personnel de la CPI ainsi qu’avec les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre l’impunité.

 

La Belgique veut activer le règlement européen de blocage

 

Maxime Prévot a par ailleurs indiqué que Bruxelles continuerait à demander l’activation du règlement européen de blocage. Ce mécanisme vise à protéger les personnes et les entités européennes contre les effets extraterritoriaux de sanctions imposées par des pays tiers.

 

Des sanctions américaines au cœur de la réaction belge

 

La réaction de la Belgique intervient après l’imposition par les États-Unis de sanctions contre la présidente japonaise de la CPI, Tomoko Akane, et le responsable sénégalais Abdoulaye Seye.

 

Ces mesures prévoient notamment le gel de leurs éventuels avoirs aux États-Unis ainsi que l’interdiction pour les ressortissants et les entités américains d’effectuer des transactions avec eux.


En dénonçant ces sanctions, Bruxelles réaffirme ainsi son soutien à l’indépendance de la Cour pénale internationale et son attachement à la lutte contre l’impunité à l’échelle mondiale.