Des navires ont été aperçus samedi dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique dont les États-Unis et l’Iran revendiquent tous deux le contrôle. Malgré l’escorte de millions de barils de pétrole par la marine américaine, les volumes restent loin de leurs niveaux d’avant la guerre, tandis que les prix des carburants repartent fortement à la hausse.
Le détroit d’Ormuz reste au centre des tensions énergétiques provoquées par la crise au Moyen-Orient. Des navires ont été aperçus samedi dans cette voie maritime stratégique, alors que les États-Unis et l’Iran revendiquent tous deux son contrôle.
Avant la guerre, environ 20 % du pétrole commercialisé dans le monde transitait par ce passage, ce qui en faisait l’un des principaux corridors maritimes pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Des millions de barils escortés par les États-Unis
Face à la situation, Washington affirme participer directement à la sécurisation du transport pétrolier dans la zone.
Jeudi, le vice-président américain JD Vance a déclaré que les États-Unis avaient escorté environ 15 millions de barils de pétrole la veille.
Cette annonce intervient après les déclarations du secrétaire américain à l’Énergie, qui avait indiqué mercredi que 17 millions de barils avaient transité par le détroit lundi avec l’aide de la marine américaine.
Malgré ces opérations, les volumes de pétrole transportés restent encore largement inférieurs à ceux enregistrés avant le déclenchement de la crise au Moyen-Orient.
Le diesel atteint un niveau record
Les perturbations affectant les flux pétroliers se répercutent sur les prix des carburants. Vendredi, le diesel a atteint un niveau record de 5,85 dollars le gallon, soit environ 3,8 litres, selon les relevés de l’association automobile américaine.
Cette hausse des prix ne s’explique toutefois pas uniquement par les tensions autour du détroit d’Ormuz. Les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes contribuent également à la flambée des cours des carburants.
Entre tensions au Moyen-Orient, perturbations du trafic pétrolier et attaques contre les infrastructures énergétiques russes, les marchés restent ainsi confrontés à de fortes pressions sur l’approvisionnement.