Le drame s’est produit dans la nuit du 8 au 9 octobre au large de Djibouti. Parmi les victimes figurent 15 enfants. Les opérations de recherche se poursuivent, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Un nouveau drame migratoire endeuille la route maritime reliant Djibouti au Yémen. Au moins 139 migrants, dont 15 enfants, ont perdu la vie et 84 autres sont portés disparus après le naufrage d’une embarcation transportant 305 personnes, majoritairement de nationalité éthiopienne.

 

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le bateau a chaviré dans la nuit du 8 au 9 octobre, au large d’Obock, entre Guhere et Godoria, à Djibouti.

 

Un bilan humain particulièrement lourd

 

« Un bateau transportant de nombreux migrants qui tentaient de rejoindre le Yémen a chaviré au large d’Obock, plus précisément entre Guhere et Godoria. À bord, se trouvaient des femmes et des hommes, mais aussi des enfants. Le bilan provisoire est particulièrement lourd », a déclaré Safiya Ibrahim, coordinatrice des interventions humanitaires de l’OIM à Djibouti.

 

Face à l’ampleur de la catastrophe, les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et de localiser les personnes toujours portées disparues.

 

L’OIM collabore avec les autorités locales, notamment la préfecture d’Obock, chargée de coordonner les opérations sur le terrain. Les premiers survivants secourus ont été pris en charge par l’organisation humanitaire.

 

Safiya Ibrahim prévient toutefois que le bilan pourrait encore s’alourdir, les recherches étant toujours en cours.

 

Une route migratoire toujours meurtrière

 

Ce naufrage illustre une nouvelle fois les dangers auxquels sont confrontées les personnes qui tentent de rejoindre le Yémen par la mer, souvent au péril de leur vie, dans l’espoir de trouver de meilleures conditions d’existence.

 

D’après les chiffres communiqués par l’OIM, plus de 900 migrants sont morts ou ont disparu en 2025 sur cette route maritime. Le nombre de personnes tentant cette traversée a également progressé de 18 % sur la même période.

Alors que les recherches se poursuivent à Djibouti, cette nouvelle tragédie remet en lumière l’urgence de renforcer la protection des migrants et les dispositifs de prévention des naufrages sur l’une des routes migratoires les plus dangereuses de la région.

 

P V