Les États-Unis renforcent leur dispositif de précaution face à la recrudescence de la fièvre hémorragique Ebola en Afrique. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé, lundi 18 mai, la mise en place de contrôles sanitaires pour les voyageurs aériens en provenance des zones affectées.


Cette décision intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC) comme une urgence sanitaire internationale. Toutefois, les autorités américaines se veulent rassurantes, estimant que le risque immédiat pour la population américaine reste « faible ».

Les CDC ont également indiqué travailler au rapatriement sécurisé d’un petit nombre d’Américains directement touchés par cette épidémie. L’agence sanitaire américaine a par ailleurs confirmé qu’un ressortissant américain avait été testé positif en RDC. Des dispositions sont en cours pour son transfert vers l’Allemagne, où il devrait recevoir des soins.

En plus des contrôles dans les aéroports, Washington a annoncé des restrictions d’entrée visant les ressortissants étrangers ayant séjourné en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.

Dans la foulée, l’ambassade des États-Unis à Kampala, en Ouganda, a suspendu temporairement tous ses services de visas, précisant que les demandeurs concernés avaient été informés.

Selon les derniers chiffres publiés dimanche par le ministère de la Santé de la RDC, 91 décès seraient possiblement liés à cette nouvelle flambée. La majorité des personnes infectées sont âgées de 20 à 39 ans.

À ce stade, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche responsable de la propagation de cette maladie hautement contagieuse.