Face aux journalistes, responsables publics et organisateurs ont présenté les ambitions du Forum international du développement durable, prévu les 13 et 14 octobre 2026 à la Maison de l’entreprise de la CGECI. Éducation, écogestes, finance verte et économie circulaire étaient au cœur des échanges.

Face aux journalistes réunis pour la conférence de lancement, Michael Trabi prend la parole pour présenter un projet qu’il souhaite inscrire dans la durée. Le gérant de Challenge Consulting et commissaire général du Forum international du développement durable dévoile les grandes lignes d’un rendez-vous destiné à réunir les acteurs publics, privés et associatifs autour des défis environnementaux et économiques.
À ses côtés, le Dr Ohoueu Didier Gbocho, directeur de l’Économie verte et de la Responsabilité sociétale des organisations, représente le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique. Tous deux défendent un même message : la transition écologique exige la mobilisation de l’ensemble de la société.
Réunir les acteurs autour d’une même table
Prévu les 13 et 14 octobre 2026 à la Maison de l’entreprise de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), à Abidjan, le forum ambitionne de devenir un rendez-vous annuel.
Michael Trabi insiste sur la nécessité de créer un espace permanent de concertation. Entreprises, administrations publiques, organisations de la société civile, experts et porteurs de projets pourront y confronter leurs expériences et proposer des solutions adaptées aux réalités ivoiriennes.
« L’idée est de réunir les acteurs du développement durable afin qu’ils puissent échanger chaque année sur des thématiques d’actualité et créer un impact durable », explique-t-il.
Les recommandations formulées pendant les travaux seront ensuite transmises aux autorités et aux institutions compétentes. L’objectif affiché est de dépasser les simples déclarations pour aboutir à des actions concrètes.
Faire évoluer les comportements par l’éducation
Dans son intervention, Michael Trabi revient sur une difficulté majeure : les préoccupations environnementales sont encore souvent considérées comme secondaires face aux urgences économiques et sociales.
Pour lui, le changement doit commencer par l’éducation. La sensibilisation des enfants, des familles et des communautés constitue le premier pas vers l’adoption de comportements plus responsables.
« La base de tout changement vient de l’éducation. Nous devons tous agir dans nos familles et nos foyers, en adoptant des comportements responsables », affirme le commissaire général.
Son message s’adresse également aux citoyens. Chacun peut, à son niveau, réduire son impact sur l’environnement en adoptant des gestes simples dans sa vie quotidienne. L’accumulation de ces actions individuelles doit, selon lui, contribuer à produire un changement plus large.
Le ministère apporte son soutien
Prenant la parole à son tour, le Dr Ohoueu Didier Gbocho félicite les initiateurs du forum et les assure du soutien du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.

Le représentant du ministère alerte sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité, les sols, les sous-sols et les ressources naturelles du pays. Il pointe notamment les conséquences de certaines activités économiques et minières sur les écosystèmes.
Pour lui, la préservation de ces ressources est indispensable afin de permettre aux générations futures de satisfaire leurs besoins. Il appelle donc à agir sans attendre face à la dégradation de l’environnement.
« Créons la richesse autrement »
Le Dr Ohoueu Didier Gbocho rappelle toutefois que le gouvernement ne peut pas, à lui seul, résoudre tous les problèmes environnementaux. L’État définit les politiques publiques, mais leur application dépend aussi de l’engagement des entreprises, de la société civile, des communautés et des citoyens.
« Créons la richesse autrement et changeons nos comportements en adoptant des écogestes », exhorte-t-il.
Le responsable invite particulièrement le secteur privé à intégrer davantage les principes du développement durable dans ses activités. Pour lui, croissance économique, préservation de l’environnement et bien-être social doivent désormais avancer ensemble.
Des possibilités au-delà des contraintes
Au fil des interventions, une autre idée se dégage : la transition écologique ne doit pas être perçue uniquement comme une succession de contraintes. Elle peut également favoriser l’investissement, l’innovation, la formation et la création d’emplois.
Les métiers verts et les nouvelles compétences liées à la protection de l’environnement constituent ainsi des possibilités pour la jeunesse. Le forum entend mettre en lumière ces débouchés et encourager de nouveaux modèles de production et de consommation.
Pendant deux jours, ateliers, conférences, tables rondes, masterclasses et séances de partage d’expériences rythmeront les travaux. Des espaces d’exposition permettront aux entreprises, aux jeunes innovateurs et aux porteurs de projets de présenter leurs initiatives.

La finance verte, l’économie circulaire, l’empreinte carbone, la responsabilité sociétale des entreprises, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ainsi que l’agriculture durable figureront parmi les principales thématiques.

Avant les rencontres d’Abidjan, un lancement international est annoncé le 19 septembre 2026 à Paris. Pour les organisateurs, l’enjeu reste le même : faire du développement durable une responsabilité partagée et transformer les défis écologiques en moteur de croissance pour la Côte d’Ivoire.