| À l’approche des élections générales prévues le 22 décembre 2026, le gouvernement sud-soudanais appelle le Parlement à accélérer l’adoption des amendements au National Election Act. L’objectif est de sécuriser le cadre juridique du scrutin, notamment la répartition des circonscriptions, et de dissocier le processus électoral du recensement national. |
À trois mois des élections générales du 22 décembre 2026, les autorités sud-soudanaises veulent accélérer les préparatifs juridiques du scrutin. Le gouvernement a appelé, dimanche 13 septembre, le Parlement à adopter rapidement les amendements au National Election Act, afin de clarifier le cadre électoral et l’organisation des circonscriptions.
Un découpage électoral maintenu
Le porte-parole du gouvernement, Ateny Wek Ateny, a indiqué que les modifications doivent notamment permettre de préciser l’organisation des circonscriptions avant le vote.
L’exécutif entend maintenir les 102 circonscriptions géographiques issues du découpage électoral utilisé lors des élections de 2010. Les autres sièges doivent, eux, être répartis à travers des listes de partis ainsi que des quotas destinés aux femmes, aux jeunes, aux minorités et aux personnes handicapées.
La Commission nationale électorale avait officiellement établi ces 102 circonscriptions en décembre 2025. Elles sont réparties entre les dix États et les trois zones administratives du pays.
Le recensement dissocié du processus électoral
À l’époque, la Commission avait justifié le maintien du découpage de 2010 par l’absence d’un nouveau recensement national. Elle avait également indiqué que le scrutin devait être dissocié du processus constitutionnel et du recensement.
Cette question demeure au cœur des préparatifs électoraux alors que les opérations se poursuivent progressivement dans les différents États du pays.
L’inscription des électeurs se prépare
Début septembre, la Commission nationale électorale a lancé la formation des comités électoraux locaux. Ces structures doivent notamment préparer l’opération d’inscription des électeurs, déjà engagée dans certaines zones, notamment en Équatoria occidental.
Au 2 septembre, la Commission indiquait toutefois que l’enregistrement des électeurs n’avait pas encore officiellement débuté à l’échelle nationale et qu’aucun registre électoral n’avait encore été constitué.
Elle prévoit un système d’enregistrement manuel, effectué en personne et sur papier dans tout le pays, avant la saisie des données dans ses systèmes informatiques.
Un scrutin toujours politiquement sensible
La préparation des élections reste également marquée par des tensions politiques. Le gouvernement a récemment contesté les mises en garde de la Commission des Nations unies sur les droits de l’homme concernant l’organisation du scrutin, tout en réaffirmant son engagement à tenir les élections en décembre.
Le 11 septembre, Juba avait ainsi rejeté les critiques formulées au sujet de la préparation du processus électoral.
À trois mois du rendez-vous électoral, les autorités doivent donc encore consolider le cadre juridique et poursuivre les opérations préparatoires, alors que l’inscription des électeurs constitue l’une des prochaines étapes majeures du processus.
TALLEB DE LA