| Le président français Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude face aux initiatives législatives visant à élargir le recours à la peine de mort dans plusieurs pays du Sahel et en Israël. Il appelle les juridictions concernées à préserver leur indépendance et réaffirme son engagement en faveur de l'abolition universelle de cette peine. |
À l'occasion du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé mardi à Paris, Emmanuel Macron a fait part de ses préoccupations concernant les projets de loi examinés au Sahel et en Israël qui prévoient un recours accru à la peine capitale.
S'exprimant devant des ministres, des magistrats ainsi que des représentants d'organisations internationales et de la société civile, le président français a affirmé suivre ces évolutions « avec inquiétude ». Il a également dit espérer que les cours suprêmes des pays concernés rendront leurs décisions en toute indépendance.
Le chef de l'État a souligné le rôle essentiel des organisations non gouvernementales, des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains dans la poursuite du combat en faveur de l'abolition de la peine de mort à l'échelle mondiale.
Emmanuel Macron a, par ailleurs, salué l'engagement de plusieurs organisations, notamment Ensemble contre la peine de mort, organisatrice du congrès, la Commission internationale contre la peine de mort, ainsi que les lauréats du prix Marianne soutenus par la diplomatie française.
En Israël, la Knesset a adopté en mai un projet de loi prévoyant la création d'un tribunal militaire spécial chargé de juger les Palestiniens accusés d'avoir participé à l'attaque du 7 octobre 2023. Le texte ouvre la possibilité de prononcer la peine de mort, une disposition qui a suscité de nombreuses critiques, tant au sein de l'opposition israélienne que de la communauté internationale.
Le président français a enfin rappelé que l'abolition de la peine capitale demeure l'un des rares droits humains à progresser de manière constante dans le monde. Il a toutefois averti que ce combat restait fragile, estimant que « rien n'est acquis », y compris dans les démocraties où cette question continue d'alimenter le débat.
TALLEB DE LA