Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent un nouveau regain. Le président américain Donald Trump a averti que les États-Unis « détruiraient complètement » l'Iran si les autorités iraniennes tentaient de l'assassiner, malgré les efforts diplomatiques engagés après le cessez-le-feu signé en juin.

 

Dans une publication diffusée vendredi sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient prêts à répondre avec une force écrasante à toute tentative d'attentat dirigée contre lui.

 

Le président américain a déclaré que « 1 000 missiles sont prêts à tirer » sur la République islamique et que « des milliers d'autres suivront immédiatement » si une telle menace était mise à exécution. Il a également assuré que les ordres avaient déjà été donnés et que l'armée américaine était « prête, disposée et capable » de mener une campagne militaire contre l'Iran.

 

Des tensions ravivées malgré le cessez-le-feu

 

Ces déclarations interviennent après des informations relayées par la presse américaine, selon lesquelles les services de renseignement israéliens auraient évoqué un éventuel projet d'attentat contre Donald Trump attribué à l'Iran. Interrogé à ce sujet, le président américain a toutefois affirmé qu'Israël n'avait trouvé aucun élément concret, tout en estimant être « en tête de liste depuis longtemps ».

 

La crise s'est intensifiée ces derniers jours après la reprise des hostilités. Washington accuse Téhéran d'être impliqué dans des attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. En réaction, les États-Unis ont mené des frappes contre des cibles iraniennes pendant deux nuits consécutives.

 

L'Iran a, de son côté, riposté en visant le Koweït, Bahreïn et le Qatar, pourtant engagé dans une médiation entre les deux pays.

 

La voie diplomatique toujours ouverte

 

Donald Trump a estimé que le cessez-le-feu conclu le 17 juin était désormais caduc, tout en se disant disposé à poursuivre les discussions avec Téhéran afin de mettre fin au conflit. Selon plusieurs médias américains, Washington aurait fixé à l'Iran un ultimatum pour annoncer publiquement la fin de toute attaque dans le détroit d'Ormuz.

 

Les autorités iraniennes assurent, pour leur part, avoir respecté les engagements pris depuis la signature du protocole de cessez-le-feu. Elles accusent en revanche les États-Unis d'avoir violé leurs promesses en rétablissant les sanctions visant les exportations pétrolières iraniennes.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit se rendre à Oman afin de poursuivre les efforts de médiation menés avec plusieurs partenaires régionaux, notamment le Qatar et le Pakistan.

 

Malgré les menaces réciproques et la reprise des affrontements, les canaux diplomatiques restent ouverts, laissant entrevoir la possibilité d'une nouvelle tentative de désescalade entre Washington et Téhéran.